Netanyahu veut convaincre Poutine d’empêcher l’Iran de s’installer en Syrie
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Netanyahu veut convaincre Poutine d’empêcher l’Iran de s’installer en Syrie

Le Premier ministre met en garde contre la mise en place d'un front contre Israël sur le Golan et salue la coopération avec la Russie

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu pendant la réunion hebdomadaire du cabinet dans ses bureaux à Jérusalem, le 12 février 2017. (Crédit : Emil Salman/Pool/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu pendant la réunion hebdomadaire du cabinet dans ses bureaux à Jérusalem, le 12 février 2017. (Crédit : Emil Salman/Pool/Flash90)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a indiqué dimanche qu’il allait tenter de convaincre jeudi à Moscou le président russe Vladimir Poutine d’empêcher une présence militaire iranienne permanente en Syrie.

« L’Iran tente de s’établir de façon permanente en Syrie au travers d’une présence militaire terrestre et maritime et d’ouvrir progressivement un front sur le plateau du Golan », a affirmé le chef du gouvernement lors du conseil des ministres.

« Je ferai part au président Poutine jeudi à Moscou de l’opposition ferme d’Israël à une telle possibilité », a ajouté le Premier ministre, selon un communiqué de son bureau.

Netanyahu cherche l’aide de la Russie pour tenter de contrecarrer les tentatives de l’Iran et du Hezbollah d’utiliser la Syrie comme base d’attaque contre Israël.

Il a déclaré aux médias russes lors de sa viste à Moscou en juin dernier que « l’Iran ne sera pas autorisé à utiliser le territoire syrien et le Hezbollah pour nous attaquer et ouvrir un autre front terroriste contre nous dans le Golan. »

Le président russe Vladimir Poutine, à gauche, et le Premier ministre Benjamin Netanyahu au Kremlin, à Moscou, le 7 juin 2016. (Crédit : Maxim Shipenkov/Pool/AFP)
Le président russe Vladimir Poutine, à gauche, et le Premier ministre Benjamin Netanyahu au Kremlin, à Moscou, le 7 juin 2016. (Crédit : Maxim Shipenkov/Pool/AFP)

Les responsables israéliens dénoncent régulièrement la présence de militaires, notamment des Gardiens de la Révolution iraniens en Syrie et des combattants du Hezbollah, groupe terroriste libanais, allié de Téhéran, aux côtés des forces du régime de Bashar al-Assad.

L’Iran est considéré comme l’ennemi numéro par l’Etat hébreu et Israël et le Hezbollah s’étaient livrés une guerre meurtrière à l’été 2006.

Par ailleurs, Netanyahu a dit espérer parvenir avec Poutine à de nouveaux « arrangements pour éviter des frictions possibles entre nos forces, comme nous l’avons fait jusqu’à présent ».

Il faisait allusion à la coordination militaire entre les pays conclue l’an dernier pour éviter des affrontements entre avions russes et israéliens dans l’espace aérien syrien.

La Russie soutient militairement le régime d’Assad, en menant notamment des raids aériens contre des groupes armés luttant contre les forces gouvernementales.

L’an dernier, Netanyahu avait déclaré publiquement, pour la première fois, qu’Israël avait attaqué des dizaines de convois d’armes en Syrie destinés au Hezbollah.

Le 18 janvier 2015, une frappe aérienne présumée israélienne dans le Golan syrien avait visé une cellule du Hezbollah et tué six de ses combattants et un général de brigade iranien, Mohammed Ali Allahdadi. Ce dernier aurait participé à la construction des capacités opérationnelles du Hezbollah dans le Golan.

Depuis, la région a connu plusieurs échanges de tirs entre Israël et le Hezbollah.

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