Netanyahu voudrait transférer sa facture fiscale de 600 000 NIS à l’État – média
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Netanyahu voudrait transférer sa facture fiscale de 600 000 NIS à l’État – média

Le bureau de Netanyahu demande au fisc un paiement "sans précédent" pour des dépenses à son domicile privé ; selon une TV, la sécurité de Gantz coûtera 23 millions de NIS par an

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu assiste à la première réunion du cabinet du nouveau gouvernement dans la salle Chagall de la Knesset, le dimanche 24 mai 2020. (Abir Sultan/Pool Photo via AP)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu assiste à la première réunion du cabinet du nouveau gouvernement dans la salle Chagall de la Knesset, le dimanche 24 mai 2020. (Abir Sultan/Pool Photo via AP)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu chercherait à faire en sorte que les centaines de milliers de shekels de taxes qu’il doit pour des travaux sur sa résidence privée soient pris en charge par l’État, a rapporté la télévision israélienne mercredi.

Les quelque 600 000 NIS (150 000 euros) que Netanyahu doit à l’administration fiscale couvrent la période entre 2013 et 2018 et comprennent les factures pour le jardinage, l’eau, l’électricité, les prestations de services et autres à son domicile privé de Césarée, a indiqué la Treizième chaîne de télévision.

La facture d’impôts est antérieure à l’adoption en 2018 d’une loi défendue par le Likud de Netanyahu qui l’exonère de tout impôt futur sur ses résidences privées.

La loi a octroyé à Netanyahu, l’un des députés les plus riches de la Knesset, une augmentation effective de 200 000 NIS par an.

La résidence privée du Premier ministre Benjamin Netanyahu à Césarée. (Capture d’écran : Dixième chaîne)

Selon le rapport, l’autorité fiscale cherche toujours à récupérer l’argent que Netanyahu devait avant l’adoption de la loi, mais le bureau du Premier ministre explore diverses failles juridiques pour faire payer la facture par les contribuables.

En réponse à ce rapport, son bureau a affirmé que l’autorité fiscale n’avait jamais demandé aux Premiers ministres de payer de telles dépenses depuis la fondation d’Israël en 1948.

« De manière sans précédent, l’autorité fiscale a décidé d’exiger un paiement rétroactif de l’impôt du Premier ministre Benjamin Netanyahu, bien qu’une telle demande n’ait jamais été faite à aucun ancien Premier ministre », a-t-il déclaré dans un communiqué.

Mercredi également, les médias israéliens ont rapporté que le ministre de la Défense Benny Gantz devrait disposer d’un dispositif de sécurité similaire à celui de Netanyahu, en raison de son nouveau rôle de Premier ministre d’alternance.

Les nouveaux dispositifs de sécurité coûteront 23 millions de NIS (5,75 millions d’euros) par an, selon les informations de la Douzième chaîne de télévision.

Comme aucun fonds n’a été prévu pour l’escorte dans le budget de l’Etat actuel, son financement devra provenir de coupes effectuées ailleurs, a déclaré la chaîne.

Le bureau de Gantz a affirmé qu’il n’était pas intéressé et n’a pas demandé de telles mesures de sécurité. Cependant, le rapport indique que le dispositif de protection est lié à son titre de Premier ministre d’alternance, ce qui nécessite un traitement sécuritaire par le Shin Bet similaire à celui du Premier ministre, et peut ne pas dépendre entièrement de lui.

Le reportage a suscité de vives critiques de la part d’un député du parti Yesh Atid, qui a rompu avec Gantz au sujet de sa décision de rejoindre un gouvernement avec Netanyahu.

« Alors qu’un million de chômeurs ne savent pas comment joindre les deux bouts et que les petites entreprises s’effondrent partout, Gantz s’occupe de lui-même du matin au soir », a déclaré le député Mickey Levy, en évoquant les retombées économiques de la pandémie de coronavirus.

Gantz a déclaré mardi que toute insinuation selon laquelle il aurait demandé des mesures de sécurité ou des véhicules de luxe était un « mensonge flagrant », après que le quotidien économique Globes a indiqué qu’il allait bénéficier de deux Audi A8 dans le cadre de son escorte.

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