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Niger : une cinquantaine de combattants de Boko Haram tués

L'armée a saisi d'importantes quantités d'armes et de munitions, et trois véhicules des assaillants

Le chef de Boko Haram, Abubakar Shekau, a assuré être toujours en vie, réfutant l'annonce de sa mort par l'armée nigériane, et diriger un "califat islamique" dans les villes sous son contrôle dans le nord-est du Nigeria, dans une nouvelle vidéo de propagande obtenue jeudi 2 octobre 2014 par l'AFP  (Crédit : Capture d'écran YouTube/AFP)
Le chef de Boko Haram, Abubakar Shekau, a assuré être toujours en vie, réfutant l'annonce de sa mort par l'armée nigériane, et diriger un "califat islamique" dans les villes sous son contrôle dans le nord-est du Nigeria, dans une nouvelle vidéo de propagande obtenue jeudi 2 octobre 2014 par l'AFP (Crédit : Capture d'écran YouTube/AFP)

Au moins cinquante-sept combattants de Boko Haram, dont « un grand émir », ont été tués dimanche soir au cours de violents combats avec l’armée nigérienne près de Gueskérou dans le sud-est du Niger, a indiqué lundi à l’AFP une source sécuritaire.

L’identité de l’émir tué est « en cours de vérifications », selon cette source basée dans la région de Diffa, proche du Nigeria. « Une dizaine de nos soldats ont été légèrement blessés », a-t-elle ajouté.

Ce bilan des combats était impossible à confirmer lundi de source indépendante. Les assaillants venus « en grand nombre » à « moto puis en voiture » étaient « manifestement bien formés et surtout bien informés sur nos positions », a-t-elle relevé.

Mais « la puissance de la riposte » des militaires nigériens « les a contraints à battre en retraite vers le Nigeria », a expliqué cette source.

L’armée a saisi d’importantes quantités d’armes et de munitions, et trois véhicules des assaillants.

Un des véhicules « équipé d’une puissante mitrailleuse » avait été volé par les jihadistes pendant une attaque en juin 2016 contre l’armée dans la localité de Bosso, a assuré la source sécuritaire.

Le groupe islamiste nigérian Boko Haram a mené ses premières attaques au Niger voisin le 6 février 2015. La région de Diffa abrite plus de 300.000 réfugiés et déplacés, dont des milliers sont accueillis par des familles déjà très pauvres, selon l’ONU qui demande à la communauté internationale d’accroître son soutien financier.

Depuis décembre dernier, 130 combattants nigériens de Boko Haram ont déposé les armes et se sont rendus aux autorités nigériennes, a annoncé début mars le président du Niger, Mahamadou Issoufou.

Il a affirmé que Boko Haram était « en train d’être affaibli » par la coalition des armées régionales (Cameroun, Nigeria, Niger et Tchad).

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