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Nikki Haley: l’accord sur le nucléaire iranien doit inclure Israël et les pays arabes

L'ex-ambassadrice américaine à l'ONU a reproché à Biden d'avoir autorisé l'octroi d'un visa à Raissi pour qu'il prenne la parole à l'Assemblée générale

L'ancienne ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley s'exprime lors d'une conférence de presse à l'hôtel Essex House à Manhattan, le 21 septembre 2022. (Crédit 
 : Jacob Magid/Times of Israel)
L'ancienne ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley s'exprime lors d'une conférence de presse à l'hôtel Essex House à Manhattan, le 21 septembre 2022. (Crédit : Jacob Magid/Times of Israel)

NEW YORK – L’ancienne ambassadrice américaine à l’ONU Nikki Haley a affirmé mercredi que les États-Unis ne devraient envisager un autre accord nucléaire avec l’Iran que s’il est négocié également avec Israël et les États arabes voisins.

S’exprimant lors d’une conférence de presse à quelques rues du siège de l’ONU à Manhattan, l’envoyée de l’ancien président Donald Trump à l’ONU a déclaré que « cela n’a pas de sens que vous fassiez cela uniquement avec l’Amérique et les Européens ».

L’accord nucléaire connu sous le nom de Plan global d’action conjoint a été (JCPOA) négocié par la Chine, la France, l’Allemagne, la Russie, le Royaume-Uni, les États-Unis, l’UE et l’Iran.

Trump s’est retiré de l’accord de 2015, qui prévoyait un allègement des sanctions en échange de restrictions imposées au programme nucléaire iranien.

Le président américain de l’époque, Donald Trump, signe un document rétablissant les sanctions contre l’Iran après avoir annoncé le retrait des États-Unis de l’accord nucléaire iranien de 2015, dans la salle de réception diplomatique de la Maison Blanche à Washington, DC, le 8 mai 2018. (Crédit : Saul Loeb/AFP)

Le président américain Joe Biden a cherché à relancer l’accord, une stratégie à laquelle Haley s’oppose avec véhémence.

« Nous devons nous assurer qu’Israël puisse faire entendre sa voix ainsi que les pays arabes, qui font face au terrorisme que l’Iran vomit depuis trop longtemps. Ils doivent avoir leur mot à dire, et c’est seulement à ce moment-là que nous tiendrons l’Iran pour responsable », dit-elle.

Haley a également reproché à Biden d’avoir signé un visa permettant au président iranien Ebrahim Raissi de s’adresser à l’Assemblée générale des Nations unies plus tôt dans la journée.

Interrogée par le Times of Israel sur les raisons pour lesquelles Trump a autorisé l’ancien président iranien Hassan Rouhani à s’exprimer devant l’Assemblée générale des Nations unies pendant son mandat, Haley a déclaré que Raissi, surnommé « le Boucher », est plus dangereux que son prédécesseur.

Elle a cité les récentes tentatives d’assassinat de civils sur le sol américain qui auraient été commanditées par les autorités iraniennes.

« C’est sans commune mesure », a-t-elle assuré, ajoutant que les États-Unis doivent agir avant que quelqu’un ne soit tué.

Haley a affirmé ensuite que « les terroristes iraniens savent que le moyen le plus facile d’entrer en Amérique est de passer par la frontière sud [des États-Unis] ».

« Ils ne font rien au sujet de la frontière sud… et ils autorisent Raissi à venir parler à New York. La question n’est pas de savoir s’il y aura une attaque terroriste, mais plutôt quand elle aura lieu », a-t-elle mis en garde.

Le président iranien Ebrahim Raissi lors d’une interview avec CBS dans l’enceinte présidentielle à Téhéran, le 13 septembre 2022. (Crédit : Twitter)

« Allons-nous alors reconnaître que nous n’aurions même pas dû leur parler d’un accord avec l’Iran ? Que faudra-t-il faire ? Combien de personnes devront mourir avant que l’on se dise soudain : ‘ok, peut-être que l’Iran est mauvais’ ? ».

En juillet, Haley avait suggéré qu’elle envisageait de se présenter à la présidence en 2024, déclarant lors d’un gala de Christians United For Israel que si Biden réintègre le JCPOA, « je vais vous faire une promesse… la prochaine présidente le mettra en pièces – dès le premier jour de son mandat. »

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