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Noam Shalit, père de l’ancien captif du Hamas Gilad Shalit, décède à 68 ans

Connu pour son combat acharné et réussi pour le retour de son fils, Shalit est décédé des suites d'une leucémie ; ses funérailles auront lieu jeudi à Mitzpe Hila

Noam Shalit, père de Gilad Shalit qui a été retenu captif par des militants du Hamas pendant plus de cinq ans, prend la parole lors d'une conférence de presse où il a annoncé sa volonté de se présenter sur la liste du Parti travailliste israélien, le 28 février 2012. (Crédit : Yonatan Sindel/FLASH90)
Noam Shalit, père de Gilad Shalit qui a été retenu captif par des militants du Hamas pendant plus de cinq ans, prend la parole lors d'une conférence de presse où il a annoncé sa volonté de se présenter sur la liste du Parti travailliste israélien, le 28 février 2012. (Crédit : Yonatan Sindel/FLASH90)

Noam Shalit, le père de l’ancien soldat israélien Gilad Shalit retenu en otage par le Hamas à Gaza pendant cinq ans, est décédé à l’âge de 68 ans, mercredi à la suite d’un cancer.

Ses funérailles auront lieu jeudi à 13h30, au cimetière de Mitzpe Hila, où il vivait.

Shalit luttait contre la leucémie depuis plus de six ans. Au cours des dernières semaines, son état s’est détérioré et il a été hospitalisé à l’hôpital Rambam à Haïfa, selon le site d’information Ynet.

Shalit a fait la une des journaux en 2006 lorsqu’il a lancé une campagne vigoureuse destinée à faire pression sur l’échelon politique pour qu’il s’emploie à libérer son fils de la captivité du Hamas. Gilad Shalit avait été kidnappé à l’intérieur de son char dans sa base militaire lors d’une attaque transfrontalière du Hamas au cours de laquelle deux autres soldats ont été tués.

Dans le cadre de la campagne, Shalit a organisé des manifestations de masse et rencontré des politiciens, les exhortant à déployer davantage d’efforts pour la libération de son fils.

La campagne a été couronnée de succès et Shalit a été libéré en 2011 lors d’un échange controversé contre plus de 1 000 prisonniers palestiniens – marquant la plus grande libération de prisonniers de ce type et le prix le plus élevé qu’Israël ait jamais payé pour obtenir la libération d’un soldat.

Le soldat israélien libéré Gilad Shalit ,deuxième à droite, marche avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, deuxième à gauche, alors ministre de la Défense Ehud Barak, à gauche, et l’ancien chef d’état-major, le général Benny Gantz à droite, à la base aérienne Tel Nof dans le sud d’Israël, le 18 octobre 2011. (Crédit : Ariel Hermoni/Ministère de la Défense/Flash90)

L’année dernière, une dizaine d’années après la libération de captivité de son fils, Shalit a accordé une interview à la Douzième chaîne, partageant quelques détails sur sa santé et les années qui ont suivi la libération de son fils.

« J’essaie de ne pas penser à cette période où Gilad a été retenu captif, mais parfois cela refait surface », avait-il déclaré à l’époque.

« L’une des choses qui l’ont fait tenir en captivité était sa force mentale », a-t-il déclaré. « En tant que garçon et adolescent, il a toujours été un ‘loup solitaire’, pas du genre à se briser facilement. »

Après la libération de son fils, Shalit a déclaré en 2012 qu’il tenterait d’entrer en politique en briguant un siège à la Knesset au sein du Parti travailliste lors des élections de 2013. Il n’a atteint que la 39e place sur la liste du parti, échouant à rejoindre ses représentants à la Knesset.

Gilad Shalit with his father Noam, on the day of his release from captivity (photo credit: Ariel Hermoni/ Defense Ministry /Flash90)
Gilad Shalit avec son père, Noam, le jour de sa sortie de captivité (Crédit : Ariel Hermoni/ Ministère de la Défense/Flash90)

Dans son interview à la Douzième chaîne l’année dernière, Shalit a admis qu’essayer d’entrer en politique « avait été une erreur, une erreur de jugement ».

Malgré son échec en politique, Shalit et son combat persistant pour la libération de son fils lui ont valu un statut de personnalité publique. Pendant des années, il a continué à faire des déclarations publiques sur les événements actuels, en particulier ceux liés à la sécurité, plaidant souvent pour un futur accord avec le Hamas, l’organisation terroriste qui a kidnappé son fils.

Shalit a déclaré en 2012 que « Gaza ne disparaîtra pas ; le Hamas ne disparaîtra pas ; le terrorisme de Gaza ne disparaîtra pas ; les Gazaouis ne disparaîtront pas. En fin de compte, nous devrons donc parler au Hamas, directement ou indirectement, que cela nous plaise ou non. »

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