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Norbert Hofer : Marine Le Pen “ne peut pas gagner”

L'ancien candidat d'extrême droite à la présidentielle autrichienne considère qu'Emmanuel Macron est une “personnalité peu fiable, qui ne donne pas beaucoup confiance”

Le candidat du parti d'extrême-droite autrichien FPÖ, Norbert Hofer, pendant le premier tour de l'élection présidentielle autrichienne, à Pinkafeld, le 24 avril 2016. (Crédit : Dieter Nagl/AFP)
Le candidat du parti d'extrême-droite autrichien FPÖ, Norbert Hofer, pendant le premier tour de l'élection présidentielle autrichienne, à Pinkafeld, le 24 avril 2016. (Crédit : Dieter Nagl/AFP)

La chef de l’extrême droite française Marine Le Pen « ne peut pas gagner » dimanche la présidentielle, estime l’ancien candidat d’extrême droite à la présidentielle autrichienne Norbert Hofer, instruit par sa propre défaite au second tour en décembre.

Bien que considérant Emmanuel Macron comme une « personnalité peu fiable, qui ne donne pas beaucoup confiance », « je crois que Le Pen ne peut pas gagner », a déclaré Hofer à la chaîne privée autrichienne Servus TV.

« Si je devais parier aujourd’hui, je dirais que l’élection se soldera par 41 à 59 (%) », a ajouté ce représentant du Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ), une formation alliée au parti Front national de Marine Le Pen.

Loin d’être une défaite, ce serait « le meilleur résultat de l’histoire » du FN à ce jour, a-t-il toutefois insisté, relevant : « Ceux qui ont perdu, ce sont les socialistes ».

Marine Le Pen, le 4 mai 2017 (Crédit : capture d'écran France TvInfo)
Marine Le Pen, le 4 mai 2017 (Crédit : capture d’écran France TvInfo)

Premier candidat d’extrême droite en position d’être élu à la tête d’un Etat de l’Union européenne au scrutin universel direct, Hofer s’était incliné par 46,2 % des voix face à l’écologiste libéral Alexander Van der Bellen début décembre.

Comme en France, les deux principaux partis de gouvernement, les sociaux-démocrates (SPÖ) et les démocrates-chrétiens (ÖVP), avaient été balayés lors du premier tour de la présidentielle.

Après avoir remporté 35 % des suffrages, le candidat FPÖ avait recueilli 49,65 % des voix lors d’un second tour initial. Van der Bellen avait réussi à creuser l’écart lors d’un nouveau second tour, organisé à la demande du FPÖ en raison d’irrégularités procédurales.

Le mandat de la coalition gouvernementale formée par le SPÖ et l’ÖVP court jusqu’à l’automne 2018.

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