Normalisation des relations : une délégation israélienne a été au Soudan
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Normalisation des relations : une délégation israélienne a été au Soudan

Le ministre du Renseignement Eli Cohen a déclaré dans un média local qu'Israël était "très proche de normaliser ses relations avec le Soudan"

Drapeau du Soudan. (Crédit : Domaine public)
Drapeau du Soudan. (Crédit : Domaine public)

Une délégation israélienne s’est rendue mercredi à Khartoum afin de discuter d’une normalisation rapide des relations entre l’Etat hébreu et le Soudan, ont indiqué jeudi plusieurs sources à Jérusalem.

Des sources israéliennes requérant l’anonymat ont indiqué jeudi matin à l’AFP qu’une délégation israélienne s’était rendue mercredi au Soudan pour discuter d’une normalisation des relations entre les deux pays, confirmant des informations de médias israéliens.

« Un accord a été obtenu entre le chef du Conseil souverain, le général Abdel Fattah al-Burhane, et le Premier ministre Abdallah Hamdok, qui était jusqu’à présent opposé à la normalisation (des relations) avec Israël », a écrit jeudi matin le Yediot Aharonot, quotidien le plus vendu en Israël, faisant part de ces discussions secrètes à Khartoum.

Il a évoqué une possible annonce « au cours des prochains jours » depuis Washington par le président américain Donald Trump, avec une participation en visioconférence du général al-Burhane et du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Eli Cohen, ministre de l’Economie de l’époque, à Tel Aviv, le 1er avril 2019 (Crédit :Flash90)

Le ministre israélien du Renseignement Eli Cohen a déclaré dans un média local qu’Israël était « très proche de normaliser ses relations avec le Soudan ».

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a espéré mercredi que le Soudan reconnaisse « rapidement » Israël, dans la foulée de la récente normalisation des relations entre l’Etat hébreu, les Emirats arabes unis et Bahreïn.

Depuis la chute du régime d’Omar el-Béchir en avril 2019, le Soudan est dirigé par une autorité de transition dans laquelle militaires et civils partagent le pouvoir d’ici les élections prévues en 2022.

Ce gouvernement de transition est confronté à des difficultés économiques avec une forte dépréciation de la livre soudanaise, d’où les appels de Khartoum au retrait du pays de la liste américaine des Etats soutenant le terrorisme, considérée comme une entrave aux investissements en sol soudanais.

Le général Abdel Fattah al-Burhane, prend la tête de la transition au Soudan en deux jours, est un militaire respecté par ses pairs mais inconnu du grand public. (Crédit : capture d’écran TV5 Monde)

M. Trump a annoncé lundi que les Etats-Unis s’apprêtaient à retirer le Soudan de cette liste noire sur laquelle il figure depuis 1993. En parallèle, Washington a multiplié les pressions pour que Khartoum normalise ses relations avec Israël avant l’élection présidentielle américaine du 3 novembre.

L’administration Trump soutient toutefois qu’il n’y a aucun lien entre la levée des sanctions américaines et une possible normalisation des relations entre le Soudan et Israël, allié clé de Washington, mais de nombreux observateurs estiment le contraire.

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