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Normandie : Un Stolpersteine pour Maurice Mondhard, tué à Auschwitz

L'homme a été arrêté en 1942, alors qu’il figurait sur une liste de 120 communistes et juifs établie par les autorités allemandes en représailles au déraillement de deux trains

Le Stolpersteine en hommage à Maurice Mondhard, tué à Auschwitz, scellé le 16 septembre 2023, à Saint-Aubin-sur-Mer au nord de Caen (Calvados). (Crédit : Sibylle Hecht / Facebook)
Le Stolpersteine en hommage à Maurice Mondhard, tué à Auschwitz, scellé le 16 septembre 2023, à Saint-Aubin-sur-Mer au nord de Caen (Calvados). (Crédit : Sibylle Hecht / Facebook)

Un Stolpersteine a été scellé le 16 septembre dernier devant la maison de Maurice Mondhard, déporté politique mort à Auschwitz en 1942, à Saint-Aubin-sur-Mer au nord de Caen (Calvados), a rapporté le journal local La Manche Libre.

Sa belle-fille et ses petits-enfants étaient présents.

Selon l’association Saint-Aubin Patrimoine et la généalogiste familiale Sibylle Hecht, l’homme est né le 4 juillet 1899 et mort à Auschwitz le 15 septembre 1942. Commerçant en bois à Caen, il a été prisonnier de guerre. Il est rentré d’Allemagne avec des idées anti-nazies qu’il n’a pas cherché à dissimuler. En 1939, il a été affecté dans une usine de munitions à Caen.

Il a été de nouveau arrêté le 8 mai 1942, alors qu’il figurait sur une liste de 120 communistes et juifs établie par les autorités allemandes en représailles du déraillement de deux trains près d’Airan (Calvados). Il a été déporté à Auschwitz depuis le camp de Compiègne via le convoi du 6 juillet 1942, appelé le « convoi des 45 000 ».

En 2019, un premier pavé avait été posé dans le département du Calvados, à Bretteville-L’Orgueilleuse, en hommage au résistant Jean-Pierre Catherine.

Créés par l’artiste allemand Gunter Demnig, né d’un père nazi, les Stolpersteine visent à rendre hommage aux personnes mortes dans les camps de concentration nazis. On compte aujourd’hui près de 100 000 pavés recouverts d’une plaque de laiton posés à travers 30 pays d’Europe depuis les années 1990.

Ils viennent rappeler le destin des victimes du nazisme, qu’elles soient Juives, Tziganes, homosexuelles, handicapées ou opposants politiques. Gravés à la main par le sculpteur Michael Friedrichs-Friedlander, ils sont généralement posés devant le dernier domicile des personnes, avant leur expulsion et leur déportation, et citent leurs noms, leur année de naissance, et leur parcours de déportation.

En France, on trouve déjà des pavés de la mémoire notamment dans les villes de Strasbourg, Bordeaux, Orsay ou encore en Vendée et en Normandie.

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