Nouvel allègement des restrictions à partir du 7 mars
Rechercher

Nouvel allègement des restrictions à partir du 7 mars

Les restaurants, les hôtels et d'autres lieux pourront ouvrir ; les élèves des collèges retourneront à l'école ; l'aéroport Ben-Gurion rouvrirait aux Israéliens

Des habitants de Jérusalem sur Jaffa Street, à Jérusalem, le 1er mars 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Des habitants de Jérusalem sur Jaffa Street, à Jérusalem, le 1er mars 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Malgré une légère augmentation du nombre d’infections au coronavirus, les ministres ont décidé, lundi, de continuer la mise en œuvre du plan de réouverture graduelle de l’économie israélienne, qui permettra aux restaurants et aux hôtels de recevoir des clients vaccinés la semaine prochaine.

Le gouvernement souhaiterait également rouvrir l’aéroport Ben-Gurion aux voyageurs israéliens.

La prochaine phase du plan gouvernemental – qui devrait être lancée vers le 7 mars – comprend notamment le retour des élèves des collèges israéliens dans les classes des zones qui présentent un taux d’infection faible, la réouverture des restaurants et des cafés, celle des hôtels et des salles de réception – qui s’engagent à respecter les directives sanitaires du ministère de la Santé – et l’assouplissement des limitations sur les rassemblements.

Le bureau du Premier ministre a fait savoir à l’issue d’une réunion du cabinet, lundi soir, que les ministres s’étaient prononcés en faveur de la mise en vigueur du plan.

A partir de dimanche prochain, les personnes ayant été vaccinés ou ayant guéri du virus auront l’autorisation de se rendre dans les salles des cafés et des restaurants et les personnes non-vaccinées seront tenues de s’installer en terrasse.

Les hôtels et les salles événementielles seront strictement ouvertes aux personnes immunisées ou ayant guéri, a noté le bureau du Premier ministre, qui a ajouté que la limite générale sur les rassemblements serait revue à la hausse, passant à 20 personnes en espace fermé et à 50 personnes en plein air.

Des agents de police empêchent des fêtards d’entrer sur le marché Mahane Yehuda à Jérusalem après la dispersion d’un rassemblement festif pendant Pourim, le 28 février 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Tandis que certains responsables de la santé ont réclamé de stopper l’allègement des restrictions, le ministre de la Santé, Yuli Edelstein, et le responsable de la lutte contre la COVID-19 en Israël, Nachman Ash, ont déclaré aux ministres que l’assouplissement des limitations devait continuer comme prévu, a fait savoir la presse israélienne. Selon la Treizième chaîne, le Premier ministre Benjamin Netanyahu aurait aussi soutenu ce positionnement.

Netanyahu avait indiqué, dimanche, qu’il souhaitait que les établissements scolaires puissent à nouveau accueillir les élèves dans les prochains jours mais la Douzième chaîne a noté qu’il avait été convaincu par les responsables de la Santé de reporter cette reprise des cours en présentiel à la semaine prochaine.

S’exprimant au tout début de la réunion de cabinet de lundi, Netanyahu a condamné les fêtes et rassemblements illégaux qui ont eu lieu pendant Pourim, qualifiant ces violations « d’intolérables ». De grandes fêtes ont eu lieu dans les rues de Tel Aviv, Jérusalem et des villes de tout le pays.

Le Premier ministre a également fait savoir qu’il désirait rouvrir les écoles dans les secteurs se démarquant par un taux de vaccination élevé, selon des informations qui ont fuité sur la réunion.

Les ministres auraient approuvé un plan du ministère des Transports visant à permettre aux Israéliens d’entrer dans le pays dès dimanche. Le ministère permettrait aussi aux citoyens de quitter le territoire. Il est encore toutefois interdit de voyager dans les pays figurant sur la liste gouvernementale des Etats se distinguant par un taux d’infection élevé.

Les Israéliens non-vaccinés qui reviennent au sein de l’Etat juif devront se placer à l’isolement dans des hôtels gérés à cet effet par l’Etat ou se mettre en quarantaine chez eux, avec un bracelet électronique, selon certaines informations.

Photo d’illustration : Un homme marche dans l’aéroport international Ben-Gurion presque vide, le 24 janvier 2021. (Crédit : Flash90)

Les portes d’entrée terrestres et aériennes de l’Etat juif sont largement fermées depuis le 25 janvier. L’aéroport Ben-Gurion, pour sa part, n’est resté ouvert que pour quelques vols confiés aux transporteurs israéliens et visant à ramener les citoyens bloqués à l’étranger. Pénétrer sur le territoire national nécessite l’octroi d’une autorisation spéciale de la part du gouvernement, une autorisation qui est accordée au cas par cas avant le vol.

La ministre des Transports Miri Regev a déclaré dimanche que l’entrée dans le pays serait possible sans nécessiter la permission de la Commission controversée qui est chargée des autorisations – une commission qui, selon un reportage diffusé la semaine dernière, aurait accordé un traitement préférentiel aux Haredim. Ce qui a amené l’opposition à accuser Netanyahu d’utiliser le panel pour n’autoriser l’arrivée que de ses électeurs potentiels de droite alors qu’un scrutin national est organisé le 23 mars. Des accusations qui ont été rejetées avec force par Netanyahu et Regev.

Si les ministres ont semblé être généralement d’accord avec ce plan de réouverture, lundi, Benny Gantz a brièvement claqué la porte de la réunion qui avait lieu en visioconférence, emmenant avec lui ses ministres de Kakhol lavan, après avoir déploré que la session eut été émaillée d’attaques non-nécessaires contre les bureaucrates.

Selon un enregistrement de l’incident qui a fuité auprès des médias israéliens, après l’annonce par Netanyahu qu’il devait quitter la réunion du cabinet pour prendre une communication téléphonique « très importante », le ministre des Finances, Israel Katz, s’est querellé avec le procureur-général Avichai Mandelblit au sujet des compétences du conseiller juridique en chef du gouvernement.

« A ce moment-là, cela n’a plus été une réunion du cabinet mais bien une dispute en direct entre Israël Katz et les autres », dit Gantz avec colère dans la séquence.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, deuxième à gauche, à côté du secrétaire de cabinet Avichai Mandelblit, à droite, et du ministre des Transports Yisrael Katz, du ministre des Infrastructures nationales Yuval Steinitz et du ministre de la Sécurité publique Gilad Erdan, le 31 mai 2015. (Crédit : Marc Israel Sellem/ POOL)

Katz a tancé Mandelblit, qui s’oppose à un plan de relance économique qui comprend des dons en liquidités à la majorité des citoyens. Le procureur-général a averti que certains aspects du plan ne pouvaient pas être mis en vigueur pendant une campagne électorale, la remise de l’argent pouvant être considérée comme un paiement versé aux électeurs.

« Dans une démocratie, ça ne fonctionne pas comme ça », a dit Katz à Mandelblit dans la soirée de lundi. « Si la majorité, au sein du gouvernement, pense qu’il n’y a pas besoin de promouvoir ce plan… Je l’accepterai. Ce n’est pas un conseiller juridique qui déterminera s’il faut apporter une aide aux Israéliens qui sont dans le besoin. »

Un Gantz frustré a alors déclaré qu’il quittait la réunion jusqu’à ce qu’elle redevienne « une véritable discussion » sur le plan mis au point par le ministère de la Santé concernant la réouverture des écoles et des autres secteurs économiques, après le troisième confinement.

« Quand vous voudrez reprendre la réunion présidée par le Premier ministre – Appelez-moi », a dit Gantz.

Netanyahu et Gantz, ainsi que les ministres issus de Kakhol lavan, sont revenus après environ trente minutes, a précisé la presse israélienne.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...