Nucléaire/Inspections : « une menace qui ne restera pas sans réponse » – Ashkenazi
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Nucléaire/Inspections : « une menace qui ne restera pas sans réponse » – Ashkenazi

"Nous ne permettrons jamais l'Iran à avoir la capacité d'acquérir l'arme nucléaire", a précisé le ministre

Gabi Ashkenazi, l'un des leaders de l'alliance Kakhol lavan, lors d'une conférence de presse à Tel Aviv, le 18 mars 2019 (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)
Gabi Ashkenazi, l'un des leaders de l'alliance Kakhol lavan, lors d'une conférence de presse à Tel Aviv, le 18 mars 2019 (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Israël a qualifié mercredi la décision iranienne de limiter les inspections de son programme nucléaire de « menace » qui exige une réponse.

L’Iran a commencé mardi à restreindre les inspections de son programme nucléaire par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) faute d’avoir obtenu la levée des sanctions américaines.

« Israël considère cette démarche comme une menace qui ne restera pas sans réponse, » a déclaré le ministre des Affaires étrangères israélien Gabi Ashkenazi.

« Nous ne permettrons jamais l’Iran à avoir la capacité d’acquérir l’arme nucléaire », a ajouté le ministre dans un communiqué.

L’Etat hébreu n’a jamais caché son opposition à l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien, et avait soutenu la campagne de « pression maximale » contre Téhéran menée par l’administration du président sortant Donald Trump, qui avait retiré unilatéralement les Etats-Unis de cet accord et rétabli des sanctions draconiennes contre Téhéran.

La nouvelle administration américaine de Joe Biden s’est engagée à revenir dans l’accord, à la condition toutefois que l’Iran renoue d’abord avec ses engagements. Un tel retour serait une « mauvaise chose », a récemment déclaré le chef de l’armée israélienne Aviv Kochavi.

En riposte au retrait américain de l’accord de 2015, la République islamique s’est affranchie progressivement depuis 2019 de nombreuses limitations qu’elle avait accepté d’imposer à son programme nucléaire en échange d’un allègement des rétorsions à son encontre.

Le Parlement iranien a voté en décembre en faveur de la limitation de certaines inspections de l’AIEA sur des installations non nucléaires, y compris des sites militaires suspects, une décision entrée en vigueur ce mardi.

Le directeur-général de l’AIEA, l’Argentin Rafael Mariano Grossi donne une conférence au siège de l’organisation à Vienne, le 2 décembre 2019. (Crédit : AP Photo/Ronald Zak)

A l’issue d’une visite à Téhéran, le chef de l’AIEA, Rafael Grossi, a annoncé dimanche un accord technique « temporaire » pour maintenir une surveillance, bien que réduite, le temps que les pays parties de l’accord international engagent des pourparlers.

Avec la limitation des inspections, « l’Iran détruit ce qui restait de la surveillance de l’AIEA », a encore affirmé Ashkenazi.

Le ministre de la Défense Benny Gantz a aussi menacé l’Iran d’actions militaires. Il se dit prêt à soutenir tout accord qui mettrait fin au programme nucléaire du pays et arrêter l’escalade militaire dans la région.

« Nous devons être certains que cet accord sera signé avec l’Iran, qu’il autorisera la surveillance et des inspections efficaces sur le long-terme, et que son implication en Syrie, au Yémen et en Irak cesse, » a déclaré Gantz

« Dans le même temps, l’armée travaille en ce moment dans le but de structurer ses forces et se prépare pour un tel scénario, ce qui signifie aussi de s’organiser pour mener une action de prévention contre les armes nucléaires, » a-t-il ajouté.

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