Nucléaire iranien: un nouveau complexe de production des centrifugeuses à Natanz
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Nucléaire iranien: un nouveau complexe de production des centrifugeuses à Natanz

Ali Akbar Salehi a déclaré que Téhéran songeait à se retirer de l’accord du nucléaire de 2015 et a prévenu que "tout le monde souffrira" si l’accord s’effondre totalement

Capture d'écran d'une séquence vidéo d'Ali Akbar Salehi, chef de l'agence nucléaire iranienne, (à droite) et de trois centrifuges d'enrichissement en uranium en arrière plan. (Crédit : YouTube)
Capture d'écran d'une séquence vidéo d'Ali Akbar Salehi, chef de l'agence nucléaire iranienne, (à droite) et de trois centrifuges d'enrichissement en uranium en arrière plan. (Crédit : YouTube)

Dimanche, Ali Akbar Salehi, le chef du nucléaire iranien, a déclaré qu’un complexe pouvant produire des centrifugeuses de pointe avait été achevé dans l’usine nucléaire de Natanz.

Salehi, le chef de l’Organisation à l’Energie Atomique de l’Iran (OEIA), a expliqué à l’agence de presse officielle IRNA que le Guide Suprême l’ayatollah Ali « Khamenei nous a donné l’ordre d’installer et d’achever un complexe avancé et complet pour la construction de centrifugeuses modernes. Ce complexe sera bientôt totalement équipé et mis en place », selon Reuters.

Salehi a déclaré que Khamenei avait aussi donné l’ordre de développer des navires à propulsion nucléaire, et qu’il faudrait 10 à 15 ans pour mener à bien le projet.

S’il a souligné que les navires à propulsion nucléaire et que les nouvelles centrifugeuses opéreraient dans les limites fixées par l’accord sur le nucléaire iranien signé avec les puissances mondiales, Salehi a prévenu que Téhéran réfléchissait à l’idée d’abandonner l’accord après le retrait américain plus tôt cette année.

Salehi a suggéré que l’Iran « pourrait… suspendre certaines des limitations imposées par l’accord sur le nucléaire, par exemple, le volume et le niveau d’enrichissement ».

« Et le scénario final pourrait bien être une sortie finale de l’accord sur le nucléaire, qui n’aura jamais lieu, je l’espère, avec l’aide des [autres signataires], parce que tout le monde en souffrirait », a-t-il déclaré.

Selon l’accord de 2015 – qui limite le programme nucléaire de l’Iran en échange d’une levée des sanctions – Téhéran est autorisé à construire et à tester des centrifugeuses avancées avec certaines restrictions sur la quantité.

Après le retrait des Etats-Unis en mai, les autres parties – la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, la Chine, la Russie et l’UE – ont promis de fournir à l’Iran assez d’avantages économiques afin de maintenir l’accord en vie.

Néanmoins, Téhéran est de plus en plus sceptique sur la capacité de ces pays à contrer les effets des sanctions américains reinstaurées, qui ont déjà durement frappé l’économie iranienne.

L’Iran a répété, à de nombreuses reprises, qu’il reprendra l’enrichissement d’uranium à haut niveau si l’accord n’était plus valable.

Plus tôt ce mois, le guide suprême l’ayatollah Ali Khameni a dit que l’Iran serait prêt à « laisser de côté » l’accord s’il n’était plus dans les intérêts nationaux du pays.

L’Agence Internationale à l’Energie Atomique a déclaré, à de nombreuses reprises, que l’Iran respectait ses engagements.

L’administration du président américain Donald Trump a déclaré que l’accord n’empêchait pas l’Iran de travailler vers l’obtention d’une arme nucléaire – ce que Téhéran a nié vouloir obtenir.

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