Nucléaire : l’accord d’inspection avec l’Iran prolongé d’un mois
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Nucléaire : l’accord d’inspection avec l’Iran prolongé d’un mois

L'AIEA a annoncé une extension des activités de surveillance et de vérification, ce qui offre un sursis aux grandes puissances négociant actuellement à Vienne

Le siège de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à Vienne. (Crédit : AFP/Joe Klamar)
Le siège de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à Vienne. (Crédit : AFP/Joe Klamar)

L’AIEA a annoncé lundi avoir prolongé son accord technique avec l’Iran sur la surveillance du programme nucléaire, extension qui offre un sursis aux grandes puissances négociant actuellement à Vienne.

« Les activités de surveillance et de vérification vont se poursuivre dans le cadre actuel pour un mois, expirant le 24 juin », a déclaré le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Rafaël Grossi, lors d’une conférence de presse au siège de l’organisation à Vienne.

L’Iran avait restreint en février l’accès des inspecteurs à certains sites, mais l’AIEA avait alors trouvé « une solution temporaire » pour garantir un degré nécessaire de surveillance.

Téhéran refuse aussi depuis cette date de fournir en temps réel les enregistrements de caméras et autres outils dans les installations nucléaires.

Des centrifugeuses au sein de l’usine d’enrichissement de l’uranium de Natanz, dans le centre de l’Iran, le 5 novembre 2019. (Atomic Energy Organization of Iran via AP)

« L’équipement continue à être sous la garde de l’Agence », a précisé M. Grossi. « Les données ne seront donc pas effacées, c’est un aspect important ».

« Ce n’est pas idéal », a toutefois souligné le chef de l’AIEA. « C’est une mesure d’urgence, (…) un remède palliatif pour éviter de naviguer complètement à l’aveugle ».

L’Iran s’est engagé à transmettre l’ensemble des informations dès que les sanctions américaines seraient levées, un des objectifs des pourparlers qui ont démarré début avril dans la capitale autrichienne pour sauver l’accord international de 2015 sur le nucléaire iranien.

Ce texte, destiné à empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique, est moribond depuis le retrait des Etats-Unis en 2018 et le rétablissement des sanctions par Donald Trump.

Les discussions visent à faire revenir Washington et à annuler les mesures punitives, en échange d’un retour au strict respect par Téhéran de ses obligations nucléaires.

Les diplomates ont donc désormais un mois de plus pour surmonter les divergences entre les Etats-Unis et l’Iran, qui négocient indirectement par l’entremise des Européens.

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