Rechercher

Nucléaire: Les Européens répètent à Téhéran leur détermination à rétablir des sanctions

Paris, Berlin et Londres mettent la pression pour convaincre l'Iran de "l'urgence de reprendre sans délai la voie diplomatique, en vue de parvenir à un accord robuste, vérifiable et durable"

Le drapeau du régime iranien flottant devant le bâtiment de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), à Vienne, en Autriche, le 17 décembre 2021. (Crédit : Michael Gruber/AP)
Le drapeau du régime iranien flottant devant le bâtiment de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), à Vienne, en Autriche, le 17 décembre 2021. (Crédit : Michael Gruber/AP)

France, Allemagne, Royaume-Uni et la cheffe de la diplomatie européenne ont dit jeudi à l’Iran leur « détermination » à réactiver les sanctions de l’ONU s’il n’y a pas de progrès dans les prochaines semaines vers un accord sur le programme nucléaire de Téhéran, selon le ministère français des Affaires étrangères.

Les ministres des Affaires étrangères des trois pays (E3) et Kaja Kallas ont dit à leur homologue iranien Abbas Araghchi « leur détermination à faire usage du mécanisme dit de ‘snapback’ – qui permet de rétablir l’ensemble des sanctions internationales à l’encontre de l’Iran – en l’absence de progrès concrets » vers un accord sur le programme nucléaire iranien « d’ici à la fin de l’été », selon le Quai d’Orsay.

Les Européens mettent la pression sur Téhéran pour tenter de convaincre l’Iran de « l’urgence de reprendre sans délai la voie diplomatique, en vue de parvenir à un accord robuste, vérifiable et durable sur le programme nucléaire iranien », objet de nombreuses spéculations sur son état d’avancement depuis les frappes israéliennes et américaines de mois de juin.

Dans le cadre de l’accord sur le programme nucléaire iranien de 2015 (JCPOA), dénoncé par les Etats-Unis qui n’en sont donc plus partie prenante, mais toujours en vigueur pour les autres parties (l’Iran, les E3, la Chine et la Russie), une clause permet de rétablir des sanctions onusiennes contre Téhéran en cas de manquement à ses engagements, le mécanisme de « Snapback ».

Pour pouvoir éventuellement l’activer avant l’expiration du JCPOA en octobre, les Européens veulent des avancées diplomatiques avant la fin août.

Téhéran a mis la semaine dernière en garde, estimant qu’une réactivation de ces sanctions « signifierait la fin du rôle de l’Europe dans le dossier du nucléaire iranien », alors que dans le même temps une éventuelle reprise des discussions entre l’Iran et les Etats-Unis reste en suspens.

L’Iran et les Etats-Unis ont tenu depuis avril cinq cycles de discussions sur le nucléaire via le médiateur omanais, avant qu’Israël ne lance le 13 juin une attaque contre l’Iran, à laquelle a aussi participé Washington, ce qui a mis un terme au cycle de discussions.

Un conseiller du guide suprême iranien a affirmé lundi que les négociations avec Washington  « n’auront pas lieu » si les Etats-Unis continuent à exiger l’abandon de l’enrichissement de l’uranium.

Israël, ennemi juré de la République islamique d’Iran, et les pays occidentaux, Etats-Unis en tête, soupçonnent de longue date ce pays de vouloir se doter de la bombe atomique, ce que dément Téhéran, qui prétend développer le nucléaire pour des besoins civils.

Selon l’AIEA, l’Iran est l’unique pays non doté de l’arme nucléaire à enrichir de l’uranium à un niveau élevé (60 %), bien au-delà de la limite de 3,67% fixée par l’accord international conclu en 2015 avec les grandes puissances, dont les Etats-Unis se sont retirés en 2018, lors du premier mandat de Donald Trump. Une telle escalade vers le taux de 90 % nécessaire à la militarisation n’a pas de justification civile, selon l’agence internationale.

En savoir plus sur :
Pour commenter, rejoignez
la Communauté du Times of Israël !
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.

Merci pour votre fidélité !

Si vous voyez ce message, ça veut dire que vous faites partie de nos lecteurs les plus assidus. Pour continuer votre lecture, veuillez rejoindre notre Communauté. Rejoignez-nous maintenant !
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.