Nucléaire : Liberman loue le discours de Trump et fustige l’Europe, qui “se cache la tête sous le sable”
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Nucléaire : Liberman loue le discours de Trump et fustige l’Europe, qui “se cache la tête sous le sable”

Le ministre de la Défense affirme que tous les états modérés de la région savent que Téhéran présente un “risque existentiel” et que les Européens “fuient la réalité”

Avigdor Liberman, ministre de la Défense, à la Knesset, le 10 juillet 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Avigdor Liberman, ministre de la Défense, à la Knesset, le 10 juillet 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Avigdor Liberman, ministre israélien de la Défense, a déclaré samedi que le discours du président américain Donald Trump la veille, dans lequel il a annoncé qu’il n’allait pas « re-certifier » l’accord nucléaire iranien devant le Congrès, était « courageux ».

Il a également mis en garde les pays européens – le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne, qui continuent de soutenir fermement le pacte de 2015, jugeant qu’ils « cachent leurs têtes dans le sable. »

Pendant un entretien accordé à la Deuxième chaîne, Liberman a estimé que le discours de vendredi de Trump, dans lequel il détaillait également une nouvelle approche plus sévère envers Téhéran dans la sphère non nucléaire, était « courageux et juste », faisant ainsi écho aux louanges du Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui a lui aussi salué le discours « courageux » du président américain.

Liberman a ajouté que les Européens « cachent leurs têtes dans le sable, tout comme ils l’ont fait juste avant la Seconde Guerre mondiale », en réponse à la menace iranienne croissante dans la région. « Quand vous voyez les crises qui se déroulent en Europe, vous voyez cette [approche]. Ils préfèrent fuir la réalité. »

Les états modérés du Moyen Orient, au contraire, ont tous reconnu que l’Iran « présenterait une menace existentielle » s’il obtenait des armes nucléaires, a affirmé Liberman.

Le président français Emmanuel Macron, à gauche, avec le président iranien Hassan Rouhani, au Millennium Hotel de New York, le 18 septembre 2017. (Crédit : Ludovic Marin/AFP)
Le président français Emmanuel Macron, à gauche, avec le président iranien Hassan Rouhani, au Millennium Hotel de New York, le 18 septembre 2017. (Crédit : Ludovic Marin/AFP)

Vendredi, après le discours de Trump, les dirigeants du Royaume-Uni, de France et d’Allemagne ont souligné leur attachement à l’accord nucléaire.

Theresa May, la Première ministre britannique, Emmanuel Macron, le président français, et Angela Merkel, la chancelière allemande, ont déclaré qu’ils « restent engagés à son implémentation totale par toutes les parties » dans un communiqué conjoint.

Samedi, Liberman a également dit que « tout ce qu’il se passe en Syrie est causé par l’Iran », faisait référence au soutien de Téhéran au président syrien Bashar el-Assad, et son implication dans la guerre civile syrienne.

« Sans le régime iranien, le Hezbollah n’existerait pas », a-t-il dit du groupe terroriste libanais, un allié iranien qui est lui aussi profondément impliqué dans les combats en Syrie.

« En raison de la levée des sanctions [contre l’Iran dans le cadre de l’accord nucléaire], l’Iran a pu accroître son soutien et renforcer le Hezbollah. »

Le ministre de la Défense a mis en garde contre les relations entre l’Iran, le Hezbollah et la Syrie, et a ajouté que la prochaine confrontation à la frontière nord d’Israël ne serait pas une « opération limitée », et qu’Israël devait en sortir victorieux.

Il a ajouté qu’Israël « savait comment se débrouiller seul, et […] comment faire face aux défis, même sans l’aide américaine. »

La Dixième chaîne a annoncé samedi que Liberman devait rencontrer son homologue américain, James Mattis, et qu’il allait demander, dans le cadre de la nouvelle politique iranienne des Etats-Unis, que le pays agisse contre la présence iranienne en Syrie.

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