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Nucléaire : l’Iran réclame des assurances pour accepter le texte final

Un obstacle de taille demeure : l'Iran réclame à l'AIEA la clôture de la question des sites non déclarés, où des traces d'uranium enrichi avaient été retrouvées

Sur cette capture d'écran de l'IRIB (Islamic Republic Iran Broadcasting), la télévision d'Etat, trois versions de centrifuges fabriquées dans le pays dans un programme diffusé en direct depuis Natanz, une structure d'enrichissement d'uranium en Iran, le 6 juin 2018 (Crédit : IRIB via AP)
Sur cette capture d'écran de l'IRIB (Islamic Republic Iran Broadcasting), la télévision d'Etat, trois versions de centrifuges fabriquées dans le pays dans un programme diffusé en direct depuis Natanz, une structure d'enrichissement d'uranium en Iran, le 6 juin 2018 (Crédit : IRIB via AP)

L’Iran est prêt à accepter le texte final élaboré à Vienne pour sauver l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien à condition qu’il soit assorti d’un certain nombre d’assurances, a indiqué vendredi l’agence officielle Irna.

Cette déclaration intervient au moment où les grandes puissances attendent une réponse de Téhéran à une proposition d’accord soumise le 26 juillet par le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

« Les propositions de l’Union européenne sont acceptables à condition qu’elles fournissent des assurances à l’Iran sur divers points », a indiqué Irna, citant un diplomate iranien, sans révéler son nom.

Et de citer les « sanctions » internationales, des « garanties » que les Etats-Unis ne vont pas remettre en cause l’accord et les affaires en suspens avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

Après plusieurs mois de blocage, les diplomates de l’ensemble des parties (Iran, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) sont revenus le 4 août dans la capitale autrichienne pour une énième tentative de sauver, sous l’égide de l’UE, l’accord conclu en 2015.

Le pacte vise à garantir le caractère civil du programme nucléaire de l’Iran, accusé de chercher à se doter de l’arme atomique malgré ses démentis.

Mais après le retrait unilatéral des Etats-Unis de l’accord en 2018 sous l’impulsion de Donald Trump et du rétablissement des sanctions américaines, Téhéran s’est progressivement affranchi de ses obligations.

L’objectif des pourparlers, auxquels les Etats-Unis participent de manière indirecte, est de remettre le processus sur les rails.

Le chef de la politique étrangère de l’Union européenne, Josep Borrell, annonçant la reprise du Conseil d’association avec Israël, le 18 juillet 2022. (Crédit : capture d’écran)

Mardi, le porte-parole du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a exhorté Téhéran et Washington à prendre une « décision rapide » sur le compromis final élaboré à Vienne, indiquant qu’il s’agissait d’une proposition à prendre ou à laisser.

Un obstacle de taille demeure : l’Iran réclame à l’AIEA la clôture de la question des sites non déclarés, où des traces d’uranium enrichi avaient été retrouvées.

Dimanche, le ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian avait appelé l’AIEA de régler « complètement » cette affaire « par la voie technique », et abandonner des « questions politiques non pertinentes ».

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