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Nucléaire : L’Iran réitère sa demande de clore le sujet des sites non déclarés

Téhéran avait réclamé que l'Agence de l'énergie atomique achève son enquête concernant des traces d'uranium enrichi retrouvées sur trois sites non déclarés

Cette image, réalisée le 17 avril 2021 et tirée d'une vidéo diffusée par Iran Broadcasting, IRIB, une chaîne de télévision d’État, montre plusieurs centrifugeuses bordant la salle endommagée le 11 avril 2021, à l’usine d’enrichissement d’uranium de Natanz, à 322 km au sud de la capitale, Téhéran. (Crédit : IRIB via AP)
Cette image, réalisée le 17 avril 2021 et tirée d'une vidéo diffusée par Iran Broadcasting, IRIB, une chaîne de télévision d’État, montre plusieurs centrifugeuses bordant la salle endommagée le 11 avril 2021, à l’usine d’enrichissement d’uranium de Natanz, à 322 km au sud de la capitale, Téhéran. (Crédit : IRIB via AP)

L’Iran a exigé de nouveau jeudi la clôture de la question des sites non déclarés auprès de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), pour permettre de relancer l’accord de 2015 sur le programme nucléaire iranien.

« Nous ne voulons pas laisser subsister certaines des accusations sans fondement de l’AIEA », a indiqué le ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdolahian, cité par l’agence officielle Irna.

Dans le cadre des discussions de Vienne pour relancer l’accord dit JCPOA, Téhéran avait déjà réclamé que l’AIEA achève son enquête concernant des traces d’uranium enrichi retrouvées sur trois sites non déclarés.

Le Conseil des gouverneurs de l’AIEA avait exhorté en juin l’Iran à « coopérer » avec l’agence onusienne, qui avait déploré l’absence de réponses « crédibles » de Téhéran concernant ces traces.

L’Iran veut que ce dossier soit réglé dans le cadre des négociations sur la relance de l’accord de 2015, qui vise à garantir le caractère civil du programme nucléaire de l’Iran. L’ancien président Donald Trump avait retiré son pays de cet accord en 2018.

Mi-août, l’Iran dit avoir répondu à un plan d’accord proposé par l’UE. Les États-Unis ont indiqué mercredi à leur tour avoir soumis leur réponse.

Washington avait indiqué mardi que l’Iran avait fait des concessions sur des points clés, disant notamment que Téhéran avait abandonné sa demande visant à bloquer certaines inspections de l’AIEA, sans toutefois préciser lesquelles.

Interrogé au sujet des propos du chef de la diplomatie iranienne, un porte-parole du département d’État américain, Vedant Patel, a dit que les États-Unis avaient insisté auprès de l’Iran « en public et en privé » pour que Téhéran réponde à l’AIEA.

« Nous avons aussi dit clairement que nous ne pensions pas qu’il devrait y avoir de lien de cause à effet entre le rétablissement du JCPOA et les enquêtes liées aux obligations légales de l’Iran », a déclaré M. Patel aux journalistes.

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