Nucléaire : un négociateur iranien dément avoir accepté l’inspection de sites militaires
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Nucléaire : un négociateur iranien dément avoir accepté l’inspection de sites militaires

Téhéran refuse tout accès étranger à ses installations militaires, estimant devoir protéger "les secrets militaires ou économiques" du pays

Les images satellite du 7 Juin 2012 du complexe de Parchin que l'AIEA n'a jamais pu contrôlée, a été utilisée dans des essais hautement explosifs liés au développement d'armes nucléaires. "(Crédit photo: ISIS)
Les images satellite du 7 Juin 2012 du complexe de Parchin que l'AIEA n'a jamais pu contrôlée, a été utilisée dans des essais hautement explosifs liés au développement d'armes nucléaires. "(Crédit photo: ISIS)

Un négociateur iranien a démenti dimanche avoir accepté le principe d’inspections de sites militaires dans le cadre d’un accord nucléaire avec les grandes puissances, l’un des points délicats des discussions qui doivent aboutir d’ici l’été.

Abbas Araghchi, vice-ministre des Affaires étrangères et l’un des principaux négociateurs iraniens, a été entendu dans la matinée par une commission parlementaire sur les progrès des discussions avec le groupe 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne).

Le député ultraconservateur Javad Karimi Ghodoussi, cité par l’agence Fars, avait affirmé après cette session à huis clos, que « dans son rapport, M. Araghchi a affirmé que les inspections des sites militaires ont été acceptées mais il s’agit d’inspections réglementées et elles seront faites avec sérieux ».

Ces déclarations semblaient contredire celles du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, qui a la haute main sur les affaires stratégiques du pays. L’ayatollah Khamenei avait affirmé mercredi que l’inspection de sites militaires et les entretiens avec des scientifiques iraniens par des experts étrangers étaient exclus d’un accord nucléaire, âprement négocié depuis près de deux ans.

Abbas Araghchi a ensuite démenti sur sa page Instagram les propos rapportés par le député : « Que peut-on faire hormis remettre à Dieu (le sort de) Karimi Ghodoussi et l’agence Fars », a-t-il commenté, en ajoutant une photo de la Une du quotidien en ligne de l’agence Fars qui titrait « Nous avons accepté l’inspection des sites militaires ».

Lors de son audition, « M. Araghchi a expliqué que les inspections auront lieu dans le cadre du Protocole additionnel (du Traité de non-prolifération nucléaire) et ce ne sera pas comme si les Américains pourront inspecter n’importe quel endroit à n’importe quel moment. Il est certain que ces inspections seront réglementées », a affirmé pour sa part Behrouz Nemati, le porte-parole de la présidence du Parlement, cité par l’agence officielle Irna.

Selon les Etats-Unis, l’Iran a accepté le principe d’inspections renforcées de ses sites nucléaires par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), notamment sous le régime du protocole additionnel au TNP, qui permet des inspections inopinées.

Mais Téhéran refuse tout accès étranger à ses installations militaires, estimant devoir protéger « les secrets militaires ou économiques » du pays.

« Les détails du régime d’inspections font toujours l’objet de discussions », a expliqué vendredi le porte-parole du département d’Etat américain, Marie Harf, espérant trouver « une solution qui nous donnera et à L’AIEA les assurances nécessaires concernant les accès (aux sites) et la transparence (du programme iranien) ».

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