Obama reçoit Netanyahu, souligne le « lien extraordinaire » entre Israël et les Etats-Unis
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Obama reçoit Netanyahu, souligne le « lien extraordinaire » entre Israël et les Etats-Unis

Les hommes aborderont la question syrienne, de l'Etat islamique ainsi que la situation sécuritaire en Israël

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président américain Barack Obama à la Maison Blanche le 9 novembre 2015 (Crédit : Raphaël Ahren / Times of Israël)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président américain Barack Obama à la Maison Blanche le 9 novembre 2015 (Crédit : Raphaël Ahren / Times of Israël)

Le président américain Barack Obama et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui ne cachent pas leur mésentente, ont insisté lundi à Washington sur la solidité des liens entre leurs deux pays lors de leur première rencontre depuis octobre 2014.

En recevant Netanyahu dans le Bureau ovale, Obama a salué « le lien extraordinaire » existant entre Israël et les Etats-Unis. Netanyahu, de son côté, a jugé que cette rencontre était l’occasion de renforcer « l’amitié, qui est forte, et l’alliance, qui est forte », entre les deux pays.

Le président américain a déclaré que cela n’est pas un secret que la sécurité au Moyen-Orient a diminué et « comme je l’ai souvent dit, la sécurité d’Israël est l’une de mes priorités en termes de politique étrangère », a souligné Obama.

Obama a également présenté ses condoléances aux victimes de la fusillade en Jordanie qui est survenue plus tôt lundi.

Il a ensuite précisé l’ordre du jour de la réunion.

Obama a affirmé qu’il abordera l’aide accordée à l’Etat Juif dans le domaine de la Défense avec Netanyahu mais aussi la guerre civile syrienne et l’avancée de l’Etat islamique dans la région.

Le président américain a souligné qu’il entendait évoquer avec Netanyahu la mise en place de l’accord sur le nucléaire iranien, soulignant que « le profond désaccord » avec ce dernier sur ce sujet n’était « un secret pour personne ».

Le président américain a également signalé que les deux hommes allaient aussi parler de la flambée de la violence en Israël et en Cisjordanie, qui ont été le témoin d’attaques quasi-quotidiennes.

« Il y a beaucoup de travail à faire avec peu de temps », a-t-il conclu sur le sujet.

Martelant sa conviction que l’Etat hébreu a non seulement le droit mais aussi l’obligation de se défendre », Obama a vivement condamné la vague de violence dans les Territoires palestiniens et à Jérusalem qui fait craindre une nouvelle intifada.

« Nous condamnons de la manière la plus ferme qui soit les violences palestiniennes contre des citoyens israéliens innocents », a-t-il déclaré mais a ajouté qu’il souhaitait remettre le processus de paix sur les rails.

De son côté, le Premier ministre israélien a affiché sa détermination à trouver une solution au conflit israélo-palestinien.

« Nous n’avons pas abandonné nos espoirs de paix, nous ne le ferons jamais », a-t-il lancé, affirmant son engagement en faveur d’une solution à « deux Etats » caractérisée par « un Etat palestinien démilitarisé qui reconnaisse l’Etat juif ».

En mars, en pleine campagne électorale, le Premier ministre israélien avait enterré l’idée d’un Etat palestinien, avant de revenir sur ses propos une fois réélu. L’épisode avait ulcéré la Maison Blanche, qui avait appelé M. Netanyahu à démontrer un « engagement sincère » envers une solution à deux Etats.

L’administration Obama avait mis en avant les atermoiements de Netanyahu sur ce thème pour expliquer sa volonté de réévaluer sa position au Conseil de sécurité de l’ONU, où elle a toujours apporté un soutien inconditionnel à Israël.

Des mots doux mais peu de sourires

Alors qu’Obama et Netanyahu se sont transmis des messages d’amitié, les deux dirigeants ont à peine souri et leur langage corporel apparaissait raide et tendu, a relevé Raphael Ahren du Times of Israel du Bureau ovale.

Obama ne semblait pas être convaincu de la sincérité des remarques de Netanyahu, a-t-il signalé.

Obama et Netanyahu se sont ensuite éclipsés dans le Bureau ovale pour une entrevue privée.

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