Oeuvres spoliées : le musée Guggenheim rend un Kirchner
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Oeuvres spoliées : le musée Guggenheim rend un Kirchner

La loi américaine du Holocaust Expropriated Art Recovery (HEAR) adoptée en 2016 incite les propriétaires d'oeuvres, probablement spoliées, à entamer des recherches

Ernst Ludwig Kirchner par lui-même, dans son studio de Berlin en 1915 (Crédit: domaine public)
Ernst Ludwig Kirchner par lui-même, dans son studio de Berlin en 1915 (Crédit: domaine public)

Depuis plusieurs années, la fondation Solomon R. Guggenheim cherche à restituer les œuvres qu’elles soupçonnent d’avoir été spoliées par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale, suivant en cela la loi américaine du Holocaust Expropriated Art Recovery (HEAR) datant de 2016.

Le 10 octobre dernier, le musée Guggenheim de New York a ainsi restitué la toile Artillerymen peinte en 1915 par l’artiste allemand Ludwig Kirchner à ses ayants droits, les héritiers d’une famille spoliée en 1938 par un membre du parti nazi.

« La toile avait été acquise par le musée en 1988 à travers un échange d’œuvres avec le MoMA, » explique Le Journal des Arts.

« A l’époque, le catalogue raisonné de l’œuvre de Kirchner mentionnait qu’un certain Kurt Feldhäusser avait acheté le tableau à un collectionneur allemand nommé Hermann Lange en 1938. Or, la fondation Solomon R. Guggenheim a établi qu’à cette date, le tableau se trouvait en possession de Rosi Hulisch, nièce du marchand Alfred Flechtheim qui avait fui l’Allemagne en 1933. Cette information place ainsi la vente dans le contexte des persécutions menées par les nazis ».

Pour Michael Hulton, héritier d’Alfred Flechtheim, cité par Le Journal des Arts, « le processus de restitution est avant tout une reconnaissance des souffrances vécues par les familles victimes des nazis, ainsi qu’une manière de leur rendre hommage ».

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