Offensive turque en Syrie : l’ONU dit « se préparer au pire »
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Offensive turque en Syrie : l’ONU dit « se préparer au pire »

Les Nations unies ont précisé ne pas avoir été prévenues de la décision de Washington d'abandonner ses anciens alliés kurdes dans la lutte contre les jihadistes de l'EI en Syrie

Des Kurdes syriens lors d'une manifestation contre les menaces turques sur une base de la coalition internationale dirigée par les Américains près de Ras al-Ain, dans la province de Hasakeh, en Syrie, le 6 octobre 2019 (Crédit : Delil SOULEIMAN / AFP)
Des Kurdes syriens lors d'une manifestation contre les menaces turques sur une base de la coalition internationale dirigée par les Américains près de Ras al-Ain, dans la province de Hasakeh, en Syrie, le 6 octobre 2019 (Crédit : Delil SOULEIMAN / AFP)

L’ONU a déclaré lundi « se préparer au pire » dans le nord de la Syrie après que les Etats-Unis ont annoncé qu’ils ne s’opposeraient pas à une offensive turque contre une milice kurde.

« Nous ne savons ce qui va se passer (…) Nous nous préparons au pire », a déclaré le coordinateur humanitaire de l’ONU pour la Syrie, Panos Moumtzis, lors d’une conférence de presse à Genève.

Il a ajouté que l’ONU était « en contact avec toutes les parties » sur le terrain.

Mais il a affirmé clairement que son bureau n’avait pas été prévenu de la décision de Washington d’abandonner ses anciens alliés kurdes dans la lutte contre les jihadistes de l’Etat islamique en Syrie.

M. Moumtzis a déclaré que les priorités de l’ONU étaient de s’assurer que toute offensive turque ne provoque pas de nouveaux déplacements de population, que l’accès humanitaire ne soit pas entravé et qu’il n’y ait pas de restrictions à la liberté de mouvement dans la région.

L’ONU a un plan d’urgence pour répondre à de nouvelles souffrances des civils, mais « espère qu’il ne sera pas utilisé », a ajouté M. Moumtzis.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé lundi qu’une offensive turque pourrait être lancée à tout moment dans le nord-est de la Syrie et que le retrait américain avait commencé.

Le porte-parole de la présidence turque, Ibrahim Kalin, a affirmé sur Twitter que « la Turquie va continuer de se battre contre Daech (acronyme arabe de l’EI) et ne le laissera pas revenir, que ce soit sous une forme ou une autre ».

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