Omar Barghouti absent de la conférence du Labour à cause d’un retard de visa
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Omar Barghouti absent de la conférence du Labour à cause d’un retard de visa

Le Palestine Solidarity Campaign a affirmé que le délai d'obtention du visa "s'inscrit dans un effort croissant par Israël et ses alliés d'étouffer les voix palestiniennes"

Omar Barghouti donne une interview dans la ville de Ramallah, en Cisjordanie, le 10 mai 2016 (Crédit : AP Photo/Nasser Nasser)
Omar Barghouti donne une interview dans la ville de Ramallah, en Cisjordanie, le 10 mai 2016 (Crédit : AP Photo/Nasser Nasser)

Un fondateur d’un mouvement de boycott mené par les Palestiniens contre Israël ne pourra pas s’exprimer lors de la prochaine conférence annuelle du parti Travailliste britannique à cause de sa demande de visa qui a été retardée.

Vendredi, le Palestine Solidarity Campaign (PSC), un groupe pro-BDS accueillant l’événement en marge de la conférence du parti Travailliste à Brighton, a déclaré qu’Omar Barghouti s’exprimerait à la conférence en vidéo à cause du « délai inexpliqué et anormal » que le gouvernement britannique a pris pour lui accorder un visa.

« Le retard sans précédent pour traiter la demande de visa de voyage de Barghouti par le gouvernement britannique s’inscrit dans un effort croissant par Israël et ses alliés d’étouffer les voix palestiniennes et les mouvement pour les droits palestiniens », a déclaré le PSC.

Barghhouti devait s’exprimer à l’événement « Palestine à l’époque de Trump » aux côtés de la Shadow Home Secretary, Diane Abbott, et du chef de l’Unite union, de Len McCluskey, tous les deux alliés du chef du parti Travailliste d’extrême-gauche Jeremy Corbyn.

« Ils craignent notre lumière de vérité qui révèle leurs mensonges. Ils redoutent notre quête sans répit pour la liberté, la justice et l’égalité », a déclaré Barghouti, selon un communiqué du PSC.

Il n’y a pas eu de commentaire immédiat du Home Office britannique qui s’occupe des demandes de visas.

Des délégués à la conférence du Parti travailliste à Liverpool brandissent des drapeaux palestiniens lors d’un débat le 25 septembre 2018, sous le regard du leader Jeremy Corbyn sur le podium. (AFP Photo/Oli Scarff)

Corbyn, une critique forte d’Israël, a dit qu’il ne soutient pas le mouvement BDS, même si, lors de la conférence Travailliste de l’année dernière, le parti a passé une motion appelant à une interdiction de toutes les ventes d’armes britanniques à Israël.

Depuis qu’il est arrivé à la tête du parti Travailliste en 2015, Corbyn a été sous le feu des critiques pour ses commentaires sur Israël et pour ses contacts passés avec les groupes terroristes du Hamas et du Hezbollah, qui ont tous les deux promis de détruire Israël.

Les Travaillistes et Corbyn ont été secoués par des accusations d’antisémitisme, avec de nouvelles tensions après que certains anciens officiels du parti l’ont accusé lui, et ses alliés, d’interférer dans les efforts pour traiter la question, dans un récent programme de la BBC.

Jeremy Corbyn, le chef du parti d’opposition britannique Labour, participe au lancement de sa campagne aux élections européennes à Chatham, dans le sud est de l’Angleterre, le 9 mai 2019. (Daniel LEAL-OLIVAS / AFP)

Plus tôt cette année, Barghouti n’a pas pu entrer aux Etats-unis alors qu’il voulait donner des conférences plusieurs villes.

A l’époque, l’Arab American Institute avait déclaré que Barghouti, un habitant de la ville d’Akko qui est mariée à une Arabe israélienne et qui détient le statut de résident permanent, n’a pas reçu d’explication pour son refus de le laisser entrer, au-delà du fait qu’il s’agissait d’une « question d’immigration ».

James Zogby, le chef l’Arab American Institute, a qualifié l’interdiction d’entrée de Barghouti de « décision politique arbitraire », et il a accusé l’administration Trump de travailler pour réduire au « silence les voix palestiniennes ».

Israël a interdit à Barghouti de quitter le pays à plusieurs reprises ces dernières années en refusant de renouveler les documents de voyage accordés aux habitants palestiniens d’Israël qui ne jouissent pas d’une pleine citoyenneté.

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