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ONU : La baisse de dons pourrait dissuader d’autres Syriens de rentrer chez eux

Filippo Grandi a expliqué aux donateurs qu'il existait un risque que des réfugiés syriens fassent demi-tour et reviennent dans les pays d'accueil

Le Haut Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, s'entretenant avec l'Associated Press, à Damas, en Syrie, le 20 juin 2025. (Crédit : Omar Sanadiki/AP)
Le Haut Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, s'entretenant avec l'Associated Press, à Damas, en Syrie, le 20 juin 2025. (Crédit : Omar Sanadiki/AP)

Depuis la chute du régime de Bashar al-Assad, il y a un an, plus de 3 millions de Syriens sont rentrés chez eux, mais la baisse des financements internationaux pourrait dissuader d’autres personnes de faire de même, a déclaré lundi le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

Selon l’agence onusienne, environ 1,2 million de réfugiés, en plus des 1,9 million de personnes déplacées à l’intérieur du pays, sont rentrés chez eux après la guerre civile qui a débuté en 2011 et s’est achevée par la chute d’Assad. Toutefois, des millions d’autres n’ont pas encore pu regagner leur foyer.

Le HCR estime qu’un soutien beaucoup plus important est nécessaire pour que cette tendance se poursuive.

« Les Syriens sont prêts à reconstruire, la question est de savoir si le monde est prêt à les aider à le faire », a déclaré Filippo Grandi, chef du HCR. Plus de 5 millions de réfugiés sont toujours hors des frontières syriennes, principalement dans des pays voisins comme la Jordanie et le Liban.

La semaine dernière, à Genève, Grandi a indiqué aux donateurs qu’il existait un risque que les Syriens qui rentrent chez eux fassent demi-tour et reviennent dans les pays d’accueil.

« Les retours se poursuivent en nombre assez important, mais à moins que nous n’intensifiions nos efforts, le risque [de retour en arrière] est très réel », a-t-il déclaré.

Au total, l’aide humanitaire à la Syrie, d’un montant de 3,19 milliards de dollars, est financée à hauteur de 29 % cette année, selon les données de l’ONU, alors que des donateurs tels que les États-Unis et d’autres pays procèdent à des coupes importantes dans l’aide étrangère.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) constate l’apparition d’un déficit, les fonds d’aide diminuant avant que les systèmes nationaux ne puissent prendre le relais.

Selon l’ONG Handicap International, la lenteur du déminage constitue également un obstacle majeur à la reprise, avec plus de 1 500 morts et blessés recensés l’an dernier. Ces efforts ne sont financés qu’à hauteur de 13 %, a-t-elle précisé.

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