Ormuz : L’accord proposé est irréalisable pour le transport maritime – sources
L’Iran réclame des redevances comprises entre 5 % et 7 % de la valeur des cargaisons ; Oman envisage pour sa part des redevances de l’ordre de 3 %
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L’accord envisagé entre l’Iran et Oman, qui donnerait à Téhéran le contrôle des navires entrant dans le Golfe par le détroit d’Ormuz, serait difficilement applicable en raison des sanctions américaines et des clauses d’assurance restrictives sur tout paiement, ont indiqué quatre sources du secteur à Reuters.
Avant le déclenchement de la guerre américano-israélienne contre l’Iran à la fin du mois de février, ce passage étroit reliant le Golfe à l’océan Indien représentait la principale voie d’acheminement pour environ un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole et d’autres marchandises essentielles. Elle était librement accessible à tous les navires, sans aucune redevance.
Le contrôle du détroit a été le principal point d’achoppement dans les efforts déployés pour mettre fin au conflit.
Aux termes de la dernière proposition, Téhéran pourrait intervenir si nécessaire sur tout trafic entrant, tandis que le trafic sortant emprunterait une route entre l’Iran et Oman. L’autorisation de sortie serait accordée par Oman après notification à l’Iran, a expliqué cette semaine à Reuters une source iranienne de haut rang.
La capacité des navires marchands à parcourir les voies navigables internationales « en toute sécurité, de manière prévisible et sans entrave inutile » est fondamentale pour la résilience des chaînes d’approvisionnement, la stabilité économique et la sécurité énergétique, ont souligné cette semaine les principales associations mondiales du transport maritime dans une lettre ouverte.
L’instauration de redevances obligatoires dans le détroit, au titre de frais de transit ou de service, constituerait « un péage, même s’il n’est pas désigné comme tel », peut-on lire dans cette lettre adressée à l’agence des Nations unies chargée du transport maritime.
« Cela créerait un précédent susceptible de porter atteinte au cadre juridique internationalement reconnu qui régit les détroits empruntés pour la navigation internationale et le passage en transit. »
L’Iran réclame des redevances comprises entre 5 % et 7 % de la valeur des cargaisons des navires empruntant le détroit, a fait savoir un haut responsable iranien. Oman envisage pour sa part des redevances de l’ordre de 3 %. Washington, quant à lui, s’oppose totalement à toute redevance.
L’Organisation maritime internationale (OMI) des Nations unies a déclaré ne pas être en mesure de commenter les informations relatives à ces propositions.
L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.
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