Pancarte antisémite à Metz : La garde à vue de l’enseignante prolongée
Cassandre Fristot, ancienne élue locale et ex-candidate FN aux législatives de 2012, a été interpellée lundi dans la commune d'Hombourg-Haut et son domicile perquisitionné

La garde à vue de l’enseignante interpellée lundi pour avoir brandi une pancarte antisémite dans une manifestation anti-pass sanitaire samedi à Metz a été prolongée de 24 heures, a indiqué mardi le parquet de Metz.
Cassandre Fristot, ancienne élue locale et ex-candidate FN aux législatives de 2012, a été interpellée lundi dans la commune d’Hombourg-Haut en Moselle et son domicile perquisitionné.
Le parquet de Metz avait ouvert dimanche une enquête de flagrance sur cette « pancarte au message manifestement antisémite », selon la préfecture. Les noms de plusieurs responsables politiques, hommes d’affaires et intellectuels, dont la plupart sont Juifs, y étaient ciblés.
La diffusion d’une photo de l’écriteau, brandi fièrement par son auteure, a suscité un tollé dans la classe politique et les organisations de lutte contre le racisme et l’antisémitisme.
Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, avait dénoncé dimanche une pancarte « abjecte » et promis que ce geste ne resterait pas « impuni » : il a lui-même annoncé lundi sur Twitter l’interpellation de la jeune femme. Le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer a lui annoncé qu’elle serait « suspendue en attendant les suites disciplinaires ».
On nous dit qu’il faudrait dédiaboliser l’extrême-droite de @MLP_officiel, que le @RNational_off a changé…
Mon œil !
La personne qui tenait la pancarte antisémite hier dans la manif #antivax s’appelle #CassandreFristot et était candidate du FN/RN en 2017.
CQFD pic.twitter.com/If8XpLWxVC— François Cormier-Bouligeon (@FCBDeputeduCher) August 8, 2021
Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) et la Licra ont annoncé leur intention de porter plainte. SOS Racisme a dit « étudier » la possibilité de poursuites judiciaires.
Sur la pancarte brandie à la manifestation messine rassemblant 3 800 personnes selon la police, les noms encadraient le slogan : « Mais qui ? »
Ce slogan est apparu à la suite d’un entretien accordé en juin sur la chaîne CNEWS d’un général à la retraite, Daniel Delawarde, signataire d’une tribune évoquant « le délitement » de la France, publiée par l’hebdomadaire Valeurs actuelles.
À la question « qui contrôle la ‘meute médiatique’ ? » et après plusieurs relances, il avait répondu « la communauté que vous connaissez bien », avant d’être coupé par le présentateur, Jean-Marc Morandini.







