Pandémie : sommet extraordinaire à l’ONU les 3 et 4 décembre
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Pandémie : sommet extraordinaire à l’ONU les 3 et 4 décembre

Destiné à renforcer la coordination internationale, ce sommet "sera un moment historique et un test pour le multilatéralisme", juge le président de l'Assemblée générale

Vue d'ensemble de l'Assemblée générale de l'ONU, le 6 décembre 2018. (Crédit : ONU/Loey Felipe)
Vue d'ensemble de l'Assemblée générale de l'ONU, le 6 décembre 2018. (Crédit : ONU/Loey Felipe)

L’Assemblée générale de l’ONU a décidé jeudi d’organiser les 3 et 4 décembre à New York un sommet extraordinaire sur la pandémie de Covid-19 pour renforcer la coordination internationale, qui devrait surtout se tenir de manière virtuelle.

Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, espère qu’il « s’agira d’une opportunité pour les Etats membres d’avancer ensemble face au virus à moyen comme à long terme », a déclaré son porte-parole, Stéphane Dujarric. Dans le passé, il avait exprimé « de la frustration face au manque d’approche coordonnée de la lutte contre la pandémie, que ce soit sur les fermetures (des frontières), sur le vaccin ou sur les défis de développement à long terme ».

Ce sommet « sera un moment historique et un test pour le multilatéralisme », a estimé pour sa part le président de l’Assemblée générale, Volkan Bozkir, cité par son porte-parole. « Nous ne pouvons pas nous permettre de rester les bras croisés » alors que « les conséquences de cette pandémie sont considérables et auront un impact sur les générations à venir », a insisté le président.

Discuté depuis juin à l’initiative du Mouvement des pays non alignés, le sommet est convoqué au niveau des chefs d’Etat et de gouvernement, précise une résolution adoptée par 150 des 193 pays de l’Assemblée générale.

Aucun membre n’a voté contre, trois se sont abstenus : Etats-Unis, Israël et Arménie.

Les dirigeants peuvent soumettre une déclaration pré-enregistrée de cinq minutes qui sera diffusée dans la salle de l’Assemblée générale, après un mot d’introduction de leur représentant physiquement présent dans la salle, précise le texte.

En raison des 14 jours de confinement toujours imposés aux visiteurs étrangers par la ville de New York, une présence physique de chefs d’Etat est peu probable et ce modèle de sommet mi-virtuel, mi-physique, avait déjà été retenu en septembre par l’ONU pour son Assemblée générale annuelle au niveau des dirigeants de la planète.

Après le vote, les Etats-Unis ont souligné être opposés à un rôle important lors du sommet pour l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) alors que la Russie déplorait le dénigrement américain à l’égard de cette institution. Un exposé du patron de l’OMS est prévu lors de la réunion extraordinaire.

L’Allemagne a critiqué une résolution qui reste « très vague » sur ses objectifs tandis que le Royaume-Uni demandait une place conséquente pour la société civile lors des discussions.

Depuis le déclenchement de la pandémie en début d’année, les 193 Etats membres des Nations unies ont adopté quatre résolutions sur la
pandémie : sur la solidarité mondiale, la coopération dans l’accès aux médicaments et vaccins, une action globale et coordonnée et une riposte unie face aux menaces sanitaires mondiales.

De son côté, le Conseil de sécurité, soumis à une rivalité sino-américaine croissante, n’a adopté qu’une seule résolution, le 1er juillet, qui appelle à une cessation des combats dans les pays en guerre afin de faciliter la lutte contre la pandémie.

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