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'La confiance se crée par les résultats'

Paris attend que Ryad coupe les fonds des fondations extrémistes

Le prince héritier saoudien aurait promis à Emmanuel Macron de "cesser les financements" ; le président français a réclamé la même chose "au Qatar, à la Turquie, à l'Iran," qui "n'est pas un partenaire"

Le président français Emmanuel Macron pendant la cérémonie de commémoration du 75e anniversaire de la rafle du Vél' d'Hiv', à Paris, le 16 juillet 2017. (Crédit : Kamil ZihnIoglu/AFP/Getty Images)
Le président français Emmanuel Macron pendant la cérémonie de commémoration du 75e anniversaire de la rafle du Vél' d'Hiv', à Paris, le 16 juillet 2017. (Crédit : Kamil ZihnIoglu/AFP/Getty Images)

La France va donner à l’Arabie saoudite une liste des fondations extrémistes pour que Ryad cesse de les financer, comme « s’y est engagé le prince héritier Mohamed ben Salmane », a déclaré Emmanuel Macron dans une interview à France 24 et Radio France Internationale

Paris organise en février prochain une conférence sur le financement des groupes terroristes, où ce sujet sera sur la table, a-t-il rappelé.

« Il ne l’a jamais fait publiquement, mais quand je me suis rendu à Ryad, (le prince héritier) Mohammed ben Salmane s’est engagé à ce que nous puissions lui fournir une liste et qu’il cesse les financements. Je le crois, mais je vais le vérifier. La confiance se crée par les résultats », a-t-il ajouté.

La France veut même agir sur ce point pour le compte d’autres pays, a-t-il expliqué. « J’ai demandé aux dirigeants qui se plaignent de ces financements, qu’ils viennent de tel ou tel pays, de me donner la liste, je la donne pour ce qui nous concerne, et nous allons mois après mois nous assurer de cela. J’ai demandé la même chose au Qatar, à la Turquie, à l’Iran, idem ».

Le président français, qui se rend au Qatar la semaine prochaine, a ajouté qu’il irait en Iran « en temps voulu » car c’est un déplacement « qu’il faut préparer, dans un cadre qui est celui que j’ai donné, c’est-à-dire (que) l’Iran n’est pas un partenaire ».

« Mais nous avons une relation structurée à travers un accord sur le nucléaire, qu’il faut compléter par une discussion et un accord structuré sur le balistique et sur la place de l’Iran dans la région pour lutter contre (…) des actions de déstabilisation dans plusieurs pays de la région », a-t-il estimé.

Pour l’Iran, il « constate que dans les engagements qu’il sont prêts à prendre il y a un changement de ton, et c’est une première, qu’ils sont prêts à venir à ce sommet à Paris de lutte contre le financement des groupements terroristes et que nous aurons derrière des engagements concrets. Je ne crois qu’au concret », a-t-il conclu.

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