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Paris autorise les rassemblements pro-palestiniens ce week-end – pas les défilés

La préfecture de police déclare qu'il existe "des risques de troubles à l'ordre public", évoquant "les débordements avec des violences et des outrages" samedi dernier

Un manifestant tient un drapeau palestinien devant des policiers français alors qu'un autre tire un projectile sur les forces de l'ordre, à Paris, le 15 mai 2021. (Crédit : GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)
Un manifestant tient un drapeau palestinien devant des policiers français alors qu'un autre tire un projectile sur les forces de l'ordre, à Paris, le 15 mai 2021. (Crédit : GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

La préfecture de police de Paris a interdit les défilés de Pro-palestiniens, le week-end prochain dans la capitale, « en raison des risques de troubles à l’ordre public », tout en autorisant des « rassemblements statiques » place de la République.

Le préfet de police Didier Lallement a pris mercredi « deux arrêtés d’interdiction partielle des deux manifestations », a annoncé la préfecture, dans un communiqué, en référence aux « déclarations de manifestation en lien avec la situation au Moyen-Orient » déposées par l’Association France Palestine Solidarité pour samedi et par l’Association de Palestiniens en Ile-de-France pour dimanche.

« Les deux itinéraires déclarés pour ces manifestations sont interdits mais les rassemblements pourront se tenir sur la place de la République », a-t-elle précisé.

La préfecture de police prévient qu’il existe « des risques de troubles à l’ordre public », en évoquant « les débordements avec des violences et des outrages sur les forces de l’ordre, qui ont donné lieu à 45 gardes à vue » samedi dernier, le 14 mai.

Entre 2 500 et 3 500 personnes selon les autorités – 4 500 à 5 000 selon les organisateurs-, s’étaient rassemblées samedi par petits groupes dans le quartier de Barbès (XVIIIe arr.), occasionnant des face-à-face parfois tendus entre émeutiers et forces de l’ordre dans le nord de Paris.

L’interdiction du rassemblement de samedi dernier, prise par Didier Lallement à la demande du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, pour des « risques de troubles », avait été confirmée la veille par la justice administrative, mais pas suivie par les organisateurs qui avaient maintenu l’appel.

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