Israël en guerre - Jour 143

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Paris en faveur de sanctions européennes visant des responsables du Hamas

L'idée serait de "spécifiquement viser certains individus" notamment via un gel des avoirs, car l'Union européenne ne condamne que l'organisation terroriste dans son ensemble

Un jeune de Jérusalem brandit le drapeau du Hamas (Nati Shohat/Flash90)
Un jeune de Jérusalem brandit le drapeau du Hamas (Nati Shohat/Flash90)

La France plaide pour la mise en place de sanctions européennes visant de hauts responsables du groupe terroriste islamiste palestinien du Hamas, a indiqué à l’AFP mercredi Laurence Boone, la secrétaire d’Etat chargée de l’Europe.

Paris « pousse à des sanctions au niveau européen contre des hauts responsables du Hamas, individuellement, parce que pour l’instant (…) l’Union européenne ne condamne que l’organisation dans son ensemble », qui est classée organisation « terroriste » par les 27, a ainsi expliqué Laurence Boone à Madrid, en marge d’une réunion des ministres des Affaires étrangères du Med-9 qui réunit neuf pays du Sud de l’UE.

L’idée serait de « spécifiquement viser certains individus », a-t-elle poursuivi, sans préciser le nombre ou l’identité des personnes potentiellement concernées par ces sanctions, « principalement financières », qui pourraient prendre la forme d’un gel des avoirs, a-t-elle précisé.

A l’instar des « sanctions relatives à certains individus en Iran pour leur rôle dans la guerre en Ukraine », Paris voudrait par ailleurs appliquer le même type de sanctions contre des personnes ayant un lien avec le Hamas ou son allié, le Hezbollah libanais pro-iranien, a poursuivi Laurence Boone.

Sept entités iraniennes, fabriquant des drones explosifs utilisés par la Russie pour frapper des cibles ukrainiennes, ont été visées en février par des sanctions de l’UE.

La proposition de Paris, portée également par Berlin et Rome selon l’entourage de Laurence Boone, pourrait être adoptée lors de la prochaine réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE en décembre, espère la secrétaire d’Etat.

Les Etats-Unis avaient annoncé pour leur part mi-octobre des sanctions contre dix « membres-clés du Hamas », participant au financement des activités du groupe terroriste islamiste palestinien et installées à Gaza mais aussi au Soudan, en Turquie, en Algérie et au Qatar.

La guerre a éclaté, le 7 octobre, après l’assaut meurtrier commis par le Hamas sur le sol israélien – une attaque qui a fait 1 200 morts, des civils en majorité. Les terroristes ont aussi kidnappé au moins 240 personnes qui sont actuellement retenues en captivité dans la bande de Gaza.

Israël a riposté par une campagne militaire dont l’objectif est de renverser le Hamas au pouvoir à Gaza et de libérer les otages.

Un accord entre Israël et le Hamas a été conclu mercredi, au 47e jour de cette guerre, pour une pause dans les combats à Gaza et la libération d’otages enlevés le 7 octobre en échange de femmes et de mineurs détenus dans les prisons israéliennes pour atteinte à la sécurité.

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