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Pas de sanction contre une étudiante de la Sorbonne accusée d’antisémitisme

"Alors que la section disciplinaire a relaxé l’étudiante qui avait exclu des étudiants juifs d’un groupe de la promo, la décision de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne de faire appel de la décision est la bonne", a écrit Philippe Baptiste

Illustration : vue de l'Université de la Sorbonne à Paris, jeudi 19 septembre 2013 (Crédit : AP Photo / Rémy de la Mauvinière)
Illustration : vue de l'Université de la Sorbonne à Paris, jeudi 19 septembre 2013 (Crédit : AP Photo / Rémy de la Mauvinière)

Une étudiante accusée par l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne d’avoir exclu plusieurs étudiants d’un groupe de discussions en ligne « en raison de leur supposé sionisme » ou « prétendue appartenance religieuse », n’a pas été sanctionnée, a indiqué mardi le ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste.

« Alors que la section disciplinaire a relaxé l’étudiante qui avait exclu des étudiants juifs d’un groupe de la promo, la décision de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne de faire appel de la décision est la bonne », a écrit sur X M. Baptiste.

« Les faits sont scandaleux, c’est honteux », s’est indigné le ministre de l’Enseignement sur BFMTV. « J’espère qu’il y aura des sanctions qui seront à la hauteur de la gravité des faits. Il n’y a pas de place pour la moindre lâcheté sur ce sujet ».

Interrogé sur BFMTV, le ministre a dit « ne pas connaître le détail des délibérations internes de la section » disciplinaire, et il a affirmé que l’appel serait jugé au tribunal administratif de Paris.

« Cette affaire démontre l’urgence de professionnaliser ces instances (…) et la loi Levi-Fialaire apportera cette réponse dès le 1er mai prochain. Elle garantira que des faits d’une telle gravité soient examinés avec toute l’expertise et l’impartialité nécessaires », a-t-il ajouté sur X.

En septembre, l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne avait annoncé engager une « procédure disciplinaire » contre une de ses étudiantes, accusée d’avoir exclu plusieurs étudiants d’un groupe de discussions en ligne « en raison de leur sionisme » ou « de leur prétendue appartenance religieuse ».

Elle avait fait état d' »actes antisémites » subis par certains de ses étudiants.

Le Parlement a adopté en juillet une proposition de loi portée par les sénateurs Pierre-Antoine Lévi et Bernard Fialaire visant à lutter contre l’antisémitisme dans l’enseignement supérieur, qui prévoit des mesures en matière de sensibilisation et de sanctions disciplinaires et rend obligatoire la désignation au sein de chaque établissement d’un « référent » dédié.

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