Paris s’inquiète de « l’accélération de la colonisation israélienne »
Rechercher

Paris s’inquiète de « l’accélération de la colonisation israélienne »

Edouard Philippe a demandé la fin du blocus imposé par l'État juif sur le groupe terroriste palestinien du Hamas qui appelle à sa destruction

Le Premier ministre français Edouard Philippe, à droite, serre la main du Premier ministre de l'Autorité palestinienne Rami Hamdallah lors d'une conférence de presse à Paris, le vendredi 7 décembre 2018. (Crédit : Jacques Demarthon, Pool via AP)
Le Premier ministre français Edouard Philippe, à droite, serre la main du Premier ministre de l'Autorité palestinienne Rami Hamdallah lors d'une conférence de presse à Paris, le vendredi 7 décembre 2018. (Crédit : Jacques Demarthon, Pool via AP)

Le Premier ministre français Edouard Philippe s’est inquiété vendredi de la « situation alarmante » dans la région du fait de « l’accélération de la colonisation israélienne » et des confrontations entre émeutiers palestiniens et soldats israéliens près de la barrière de sécurité séparant la bande de Gaza d’Israël, encouragés et orchestrés par le mouvement terroriste palestinien du Hamas.

Edouard Philippe a par ailleurs rappelé le soutien de la France à « la solution à deux Etats », palestinien et israélien, avec Jérusalem comme capitale commune.

Le Premier ministre a aussi appelé à la « levée du blocus israélien » imposé à la bande de Gaza ainsi qu’à la réconciliation des deux mouvements palestiniens rivaux, le Fatah de Mahmoud Abbas et le groupe terroriste du Hamas.

« Il n’y aura pas de paix sans une solution durable pour Gaza, qui passe par la réconciliation interpalestinienne et par la levée du blocus israélien », a-t-il déclaré à l’issue d’un entretien avec le Premier ministre palestinien Rami Hamdallah.

Les relations sont très tendues entre les deux grands mouvements palestiniens, le Fatah du président de l’Autorité palestinienne (AP) Mahmoud Abbas et le mouvement terroriste islamiste du Hamas qui contrôle la bande de Gaza.

Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, prononce un discours après avoir déposé une couronne de fleurs sur la tombe de l’ancien dirigeant palestinien Yasser Arafat à Ramallah, en Cisjordanie, le 11 novembre 2018. (Crédit : Abbas Momani/AFP)

L’Egypte a tenté à maintes reprises de rapprocher le Hamas et l’AP. Le pays mène aussi des efforts de médiation pour une trêve entre Israël et le Hamas.

Outre la fin du blocus israélien imposé à Gaza depuis plus de 10 ans, le mouvement terroriste du Hamas réclame le retour des réfugiés palestiniens sur les terres qu’ils ont fuies ou dont ils ont été chassés à la création de l’Etat d’Israël en 1948.

Rami Hamdallah a réitéré l’appel à l’organisation d’une conférence internationale, avec « une participation large y compris des parties concernées », afin de « remettre en route le processus de paix ».

Un quart de siècle après Oslo, les perspectives d’un règlement ont rarement paru plus éloignées. La dernière initiative (américaine) a échoué en 2014. Directions israélienne et palestinienne ne se parlent plus de paix.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...