Pas de libération sous caution pour un homme suspecté d’avoir menacé des centres communautaires
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Pas de libération sous caution pour un homme suspecté d’avoir menacé des centres communautaires

Juan Thompson pourrait continuer à menacer des institutions juives s’il était assigné à domicile, selon le juge fédéral

Juan Thompson, 31 ans, de St. Louis, soupçonné d'avoir menacé au moins huit institutions juives américaines début 2017. (Crédit : capture d'écran BricTV)
Juan Thompson, 31 ans, de St. Louis, soupçonné d'avoir menacé au moins huit institutions juives américaines début 2017. (Crédit : capture d'écran BricTV)

Un juge fédéral des Etats-Unis a refusé une libération sous caution lundi à un homme de St. Louis, suspecté d’avoir proféré au moins huit des 100 fausses menaces à la bombe contre des institutions juives de tout le pays, a indiqué le quotidien St. Louis Post-Dispatch.

Le juge David Noce a déclaré qu’en raison des accusations « très graves » contre Juan Thompson, le suspect restera en prison pour la durée du procès afin d’assurer qu’il « ne mettra pas en danger la sécurité de toute autre personne ou de la communauté ».

Lucile Liggett, l’avocate commise d’office de Thompson, a demandé la semaine dernière que Thompson soit libéré et assigné à résidence, avec un suivi par GPS, dans la maison de sa mère et de son beau-père à St. Louis, selon le journal.

Noce a cependant rejeté la demande de Liggett, affirmant que même si surveiller la localisation de Thompson par GPS pourrait nuire à sa capacité à s’enfuir, il pourrait toujours continuer à menacer des centres communautaires juifs s’il était assigné à domicile.

Thompson est accusé de harcèlement en ligne. Les menaces à la bombe qu’il a proférées contre des instituions juives s’inscriraient dans une campagne de harcèlement de son ancienne petite amie, selon les autorités fédérales.

Juan Thompson (Crédit : Twitter)
Juan Thompson (Crédit : Twitter)

Elles ont déclaré que Thompson avait commencé ses propres menaces le 28 janvier, avec un e-mail adressé au musée d’histoire juive de New York, en faisant croire que l’expéditeur était son ancienne petite amie.

« Juan Thompson a placé deux bombes au musée qui doivent se déclencher dimanche », pouvait-on lire.

Il a ensuite envoyé des messages similaires à une école juive de Farmington Hills, dans le Michigan, et à une école et à un centre communautaire de Manhattan, ont indiqué les autorités.

Dans une autre série de menaces par e-mails et par téléphones, il a donné le nom de la femme, plutôt que le sien, selon le dossier judiciaire. Le Conseil des relations islamo-américaines (CAIR) a reçu un e-mail anonyme affirmant que la femme avait placé une bombe dans un centre communautaire juif de Dallas.

Depuis le début de l’année, plus de 150 menaces ont été reçues par des institutions juives aux Etats-Unis et au Canada, selon Secure Community Network, l’institution qui coordonne la sécurité de la communauté juive en Amérique du Nord.

La plus récente vague de menaces a eu lieu dimanche, quand au moins sept centres communautaires juifs des Etats-Unis et du Canada ont reçu des menaces à la bombe.

La semaine dernière, John Millier, qui dirige le département des renseignements de la police de New York, a déclaré que les enquêteurs pensaient qu’un homme utilisant un modificateur de voix et un outil d’arnaque par téléphone était responsable d’un grand nombre des menaces.

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