Pas de liste commune Fatah-Hamas en vue des législatives palestiniennes
Rechercher

Pas de liste commune Fatah-Hamas en vue des législatives palestiniennes

Les élections sont prévues le 22 mai, et opposent le Fatah qui contrôle l'Autorité palestinienne en Cisjordanie et le Hamas islamiste au pouvoir dans la bande de Gaza

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas (à gauche) et le dirigeant du Hamas Ismail Haniyeh (Crédit : Flash90, SAID KHATIB/AFP)
Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas (à gauche) et le dirigeant du Hamas Ismail Haniyeh (Crédit : Flash90, SAID KHATIB/AFP)

Le mouvement terroriste islamiste palestinien du Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, a officiellement soumis sa candidature lundi auprès de la commission électorale, confirmant qu’il n’y aurait pas de liste commune avec le Fatah laïc du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas aux législatives.

Les Palestiniens sont appelés à voter pour des élections législatives le 22 mai et présidentielle le 31 juillet, les premières en 15 ans.

« Nous espérons que ces élections mettront fin à la division (…) afin d’affronter les défis de notre peuple palestinien », a déclaré Khalil al-Haya, un responsable du Hamas, en soumettant la liste à Gaza.

La dernière élection présidentielle palestinienne remonte à la victoire de Mahmoud Abbas en 2005, suivie l’année suivante par des législatives remportées par ses rivaux du Hamas, prélude à des affrontements sanglants entre les deux camps, le Fatah siégeant en Cisjordanie et le Hamas contrôlant la bande de Gaza. Le Hamas a chassé le Fath de Gaza au prix d’une guerre fratricide féroce.

Le Fatah et le Hamas se sont engagés en février à mettre sur pied un tribunal électoral indépendant pour trancher de possibles griefs et faire respecter les résultats des prochaines élections.

La liste du Hamas compte 132 personnes et ne comprend pas Yahya Sinwar, chef du Hamas à Gaza, ont indiqué deux sources de la formation à l’AFP. Parmi ses candidats, figurent des prisonniers détenus en Israël et « une douzaine » de femmes, selon M. Haya.

Selon un récent sondage, 57 % des Palestiniens appelaient de leurs voeux une liste commune Fatah-Hamas.

Le Fatah n’a pas encore soumis sa liste mais un haut cadre de la formation avait déjà affirmé samedi qu’il n’y aurait pas de liste commune.

Le haut responsable du Fatah Jibril Rajoub, dans la ville de Ramallah en Cisjordanie, assiste par vidéoconférence à une réunion avec le chef adjoint du Hamas Saleh Arouri (non vu) pour discuter du plan d’annexion de certaines parties de la Cisjordanie par Israël, le 2 juillet 2020. (ABBAS MOMANI / AFP)

« Nous, au Fatah, mènerons ce combat électoral seuls et nous n’avons pas cherché à présenter une liste commune », avait ainsi déclaré Jibril Rajoub.

D’après la commission électorale, 15 listes ont été soumises et cinq ont été déjà approuvées. Les partis ont jusqu’au 31 mars à minuit pour enregistrer leurs listes pour un scrutin devant renouveler les 132 membres du Conseil législatif palestinien.

Les candidats doivent officiellement être annoncés le 6 avril.

Nasser al-Kidwa, récemment exclu du Fatah pour avoir critiqué la classe dirigeante palestinienne, a annoncé vouloir présenter sa propre liste.

Mohammed Dahlane, un opposant à Mahmoud Abbas en exil, a récemment accusé le président de l’Autorité palestinienne de vouloir « faire taire » ses détracteurs pour « rester au pouvoir ». Il a fait soumettre sa liste lundi, sous le nom « La liste du futur ».

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...