Israël en guerre - Jour 147

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Pas de pénurie alimentaire à Gaza, fait savoir le contrôleur militaire chargé des aides

Au poste-frontière de Kerem Shalom, qui vient de rouvrir, le colonel Moshe Tero met en cause l'ONU et les organisations internationales pour les difficultés rencontrées dans le transfert des aides humanitaires à Gaza

Une livraison d'aide humanitaire attend d'entrer à Gaza après une inspection de sécurité des Israéliens au poste-frontière de Kerem Shalom, le 10 janvier 2024. (Crédit : Charlie Summers/Times of Israel)
Une livraison d'aide humanitaire attend d'entrer à Gaza après une inspection de sécurité des Israéliens au poste-frontière de Kerem Shalom, le 10 janvier 2024. (Crédit : Charlie Summers/Times of Israel)

L’unité chargée de superviser le transport des aides humanitaires à Gaza a indiqué, mercredi, qu’il n’y avait pas de pénurie de produits alimentaires dans la bande et que les problèmes rencontrés lors de l’acheminement de l’assistance internationale étaient dus à l’incapacité des Nations unies à distribuer de manière adéquate les aides, une fois qu’elles pénètrent au sein de l’enclave.

S’exprimant depuis le poste-frontière de Kerem Shalom, qui a rouvert ses portes le mois dernier, le colonel Moshe Tetro, chef de l’Administration de coordination et de liaison à Gaza au sein du COGAT, a indiqué qu’Israël œuvrait quotidiennement au renforcement du transfert des aides humanitaires au sein de l’enclave côtière.

« Les camions qui font l’objet des inspections de sécurité, ici, sont déchargés de l’autre côté du poste-frontière et l’aide est alors récupérée par les organisations internationales, puis elle est distribuée à la population de Gaza », a expliqué Tetro.

Le militaire a ajouté que l’unité augmentait quotidiennement le nombre de camions autorisés à franchir la frontière, notant que la moyenne est passée de 70 camions par semaine en moyenne avant la guerre, à une moyenne de l10 camions, la semaine dernière.

Israël avait initialement restreint l’entrée des aides à Gaza au lendemain du massacre du 7 octobre – lorsque 3 000 terroristes du Hamas étaient entrés sur le sol israélien et qu’ils avaient tué environ 1 200 personnes, des civils en majorité, kidnappant également 240 personnes, prises en otage dans la bande de Gaza.

Cela fait des semaines que les États-Unis poussent Israël à laisser entrer une plus grande quantité d’aides dans la bande. Le point-presse qui a été organisé à Kerem Shalom a eu lieu alors que le secrétaire d’État Antony Blinken effectuait sa quatrième visite au sein de l’État juif depuis le début de la guerre.

Contrairement aux informations rendues publiques par les Nations unies qui ont affirmé que la faim était largement présente à Gaza, Tetro a insisté sur le fait qu’il « n’y a pas de pénurie au niveau alimentaire à Gaza ».

« En matière d’alimentation, les réserves à Gaza sont suffisantes à court-terme », a-t-il déclaré. « Toutefois, si des organisations veulent faire entrer plus de produits, nous serons heureux de les aider à le faire – pour le sud et pour le nord de la bande ».

Le mois dernier, l’ONU et d’autres agences avaient fait savoir que plus d’un demi-million de personnes à Gaza, soit un quart de la population, connaissaient la faim en raison de la quantité insuffisante de produits alimentaires autorisés à entrer sur le territoire.

Le colonel Moshe Tetro s’exprime pendant un point-presse au poste-frontière avec Gaza, Kerem Shalom, le 10 janvier 2024.

Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté une résolution, à la fin du mois de décembre, appelant à la « délivrance immédiate, sûre et sans entrave de l’assistance humanitaire » aux civils de la bande de Gaza.

Tetro a aussi démenti qu’il y avait des blocages du côté israélien empêchant les aides d’atteindre la population de l’enclave et il a insisté sur le fait que « le problème émane des organisations internationales qui sont chargées de recevoir et de traiter ces aides ».

Des propos qui ont contredit ceux des responsables de l’ONU, qui mettent constamment Israël en cause.

Le directeur du Programme alimentaire mondial, Carl Skau, a indiqué la semaine dernière que la raison des retards était « les sérieux blocages survenant au poste-frontière de Rafah », niant un manque de personnel des Nations unies. « Nos équipes restent de l’autre côté de la frontière en attendant de pouvoir prendre possession des aides qui la traversent – et cette traversée ne s’effectue donc pas comme il le faudrait. »

Avant la réouverture de Kerem Shalom, les camions transportant les aides humanitaires étaient inspectés par les autorités israéliennes au poste-frontière de Nitzana, qui sépare l’État juif et l’Égypte, avant de se rendre à Rafah.

A la mi-décembre, sous les pressions américaines qui sommaient Israël de raccourcir les délais concernant l’entrée des produits alimentaires, de l’eau et des médicaments, le cabinet de sécurité israélien a finalement approuvé l’ouverture du poste-frontière de Kerem Shalom – pour inspecter les aides à destination de Rafah dans un premier temps et plus tard, pour permettre à cette assistance d’entrer directement à Gaza.

Au poste-frontière, mercredi, après l’examen, par les autorités israéliennes, des aides arrivées ce jour-là, des chauffeurs égyptiens ont reconditionné leurs camions qui transportaient du riz, des rondelles de carottes et du corned beef avant de franchir la frontière avec Gaza.

Farid Muhammad de Mansoura, en Égypte, est venu au poste-frontière de Kerem Shalom pour la toute première fois pour aider à transférer des aides à Gaza le 10 janvier. (Crédit : Charlie Summers/Times of Israel)

Farid Muhammad, venu de Mansoura, en Égypte, pour faire entrer des aides dans la bande, a indiqué que c’était la toute première fois qu’il empruntait le poste-frontière.

« S’il y a une autre opportunité de le faire, je le ferai ; c’est mon devoir à l’égard de mes frères [de Gaza] », a-t-il dit après avoir préparé son camion. « Nous faisons tout ce que nous pouvons, tout ce qui est possible… J’espère que ça suffira, je l’espère vraiment ».

En plus des produits alimentaires qui, selon le COGAT, représentent 70 % des chargements des camions, de l’eau, des équipements médicaux et des matériaux permettant de construire des refuges artisanaux traversent également le poste-frontière de Kerem Shalom.

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