Rechercher

Pas de phase 2 du cessez-le-feu si les « violations » israéliennes continuent – officiel du Hamas

Husam Badran appelle Israël à "achever la mise en œuvre de la première phase" et à ouvrir le poste-frontière de Rafah ; Israël a exigé que le groupe terroriste rende le dernier otage décédé et dépose les armes

Des hommes armés du Hamas palestinien patrouillent tandis que des travailleurs égyptiens accompagnés de membres du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) recherchent les restes du dernier otage israélien, Ran Gvili, dans le quartier de Zeitoun à Gaza, le 8 décembre 2025. (Crédit : Omar AL-QATTAA / AFP)
Des hommes armés du Hamas palestinien patrouillent tandis que des travailleurs égyptiens accompagnés de membres du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) recherchent les restes du dernier otage israélien, Ran Gvili, dans le quartier de Zeitoun à Gaza, le 8 décembre 2025. (Crédit : Omar AL-QATTAA / AFP)

Un haut responsable du Hamas a déclaré mardi que le plan soutenu par les États-Unis pour Gaza ne pouvait pas passer à sa deuxième phase tant que les « violations » israéliennes continueraient. Il a appelé les médiateurs à exercer des pressions sur Israël en faveur du strict respect de l’accord.

Le cessez-le-feu dans la bande de Gaza est en vigueur depuis le 10 octobre. Il a mis un terme à plus de deux ans de guerre qui avait débuté par le pogrm commis par le Hamas dans le sud d’Israël, le 7 octobre 2023. Mais la trêve reste fragile, Israël et le Hamas s’accusant mutuellement presque quotidiennement de violations.

Mardi, Hussam Badran, membre du bureau politique du Hamas, a accusé Israël de ne pas respecter l’accord de cessez-le-feu actuel à Gaza, affirmant qu’en vertu de ses termes, Israël aurait dû rouvrir le poste-frontière de Rafah avec l’Égypte et augmenter les quantités d’aides humanitaires qui entrent sur le territoire. Israël a expliqué que le passage devrait bientôt être ouvert pour ceux qui souhaitent quitter Gaza.

Badran a exhorté les médiateurs, notamment l’Égypte, le Qatar et les États-Unis, à exercer des pressions « en vue de l’achèvement de la mise en œuvre de la première phase de l’accord de cessez-le-feu ».

Selon les termes de l’accord, les groupes terroristes palestiniens se sont engagés à remettre en liberté les 48 otages, vivants ou morts, qui étaient encore sur le territoire. La dépouille d’un otage décédé, Ran Gvili, un policier, est toujours entre les mains du Hamas dans la bande de Gaza, les efforts visant à retrouver son corps sans vie ayant apparemment échoué.

En échange, Israël a libéré près de 2 000 prisonniers palestiniens qui étaient incarcérés pour atteinte à la sécurité nationale au sein de l’État juif, et le pays a restitué les corps sans vie de centaines de Palestiniens décédés.

Husam Badran, haut responsable du Hamas, s’exprime lors d’un enterrement dans le camp de réfugiés palestiniens de Burj al-Shamali, près de la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 12 décembre 2021. (Crédit : Mahmoud Zayyat/AFP)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président américain Donald Trump ont tous les deux récemment laissé entendre que le cessez-le-feu allait bientôt passer à sa deuxième phase. Selon le plan en 20 points de Trump, cette phase devrait inclure le désarmement du Hamas, la prise de contrôle de l’enclave par un comité technocratique palestinien et le retrait de l’armée israélienne, qui serait remplacée par une force multinationale de maintien de la paix.

Mais le Hamas a rejeté les appels au désarmement exigé par Israël, même si un autre responsable du Hamas a déclaré dimanche que le groupe terroriste était prêt à discuter du « gel ou du stockage » de ses armes pendant plusieurs années. Dimanche, une source du Hamas a expliqué au Times of Israel que le groupe n’accepterait de rendre ses armes que dans le cadre de négociations aboutissant à la création d’un État palestinien.

« Un désarmement ne pourra pas se faire par la force ou par des ultimatums. Israël a utilisé toute sa puissance militaire pendant deux ans [pour tenter de désarmer le Hamas], et cela n’a pas fonctionné », a confié la source du Hamas lors d’un entretien très rare avec un média israélien.

Netanyahu a récemment exprimé ses doutes concernant les capacités de la coalition militaire multinationale – appelée Force internationale de stabilisation – à convaincre le groupe terroriste de déposer les armes. Mais il a promis que le Hamas serait désarmé, répétant une phrase qu’il a utilisée à plusieurs reprises lorsqu’il a abordé la question du désarmement.

« Nous pouvons le faire de manière facile ou difficile », a-t-il déclaré. « Mais au final, cela sera fait ».

Un jeune garçon observe le site d’une frappe aérienne israélienne à Deir al-Balah, Gaza, le 9 décembre 2025 (Crédit : BASHAR TALEB / AFP)

La deuxième phase ne pourra pas commencer « tant que l’occupant [Israël] poursuivra ses violations », a pour sa part déclaré Badran.

Les soldats de Tsahal, aux termes de l’accord de cessez-le-feu, se sont retirés derrière une « Ligne jaune » qui divise Gaza. Une partie se trouve sous le contrôle des Israéliens, et l’autre se trouve sous le contrôle du Hamas.

Selon le ministère de la Santé de Gaza administré par le groupe terroriste, 377 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, un chiffre qui ne fait pas la distinction entre civils et hommes armés. Par ailleurs, trois soldats de l’armée israélienne ont été tués lors d’affrontements avec des hommes armés du Hamas au cours de la même période.

Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, Israël a mené des frappes limitées sur la bande de Gaza. L’État juif affirme qu’il s’agissait de représailles faisant suite à des attaques lancées contre les soldats stationnés sur la Ligne jaune. Dimanche, le chef d’état-major de l’armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a indiqué que la Ligne jaune constituait « une nouvelle ligne frontière, une ligne défensive avancée pour les communautés et une ligne offensive ».

Des propos qui ont été critiqués mardi par Badran, qui a rétorqué : « Ces déclarations […] révèlent clairement le manque d’engagement de l’occupant criminel envers l’accord de cessez-le-feu. »

Un Palestinien déplacé tente de monter dans un camion circulant sur la route Salah al-Din, dans le centre de la bande de Gaza, près de Deir al-Balah, alors que des gens tentent d’obtenir de l’aide humanitaire, le 9 novembre 2025. (Crédit : Eyad Baba / AFP)

Par ailleurs, un responsable israélien de la Défense a annoncé la réouverture, mercredi, du poste-frontière d’Allenby entre la Jordanie et la Cisjordanie pour la première fois depuis fin septembre. L’objectif est de faciliter le passage des camions d’aide destinés à Gaza.

Le point de passage avait été fermé en septembre après qu’un chauffeur de camion jordanien transportant de l’aide humanitaire destinée à Gaza avait tué deux soldats israéliens. Le poste-frontière avait rouvert quelques jours plus tard, mais uniquement pour les piétons.

Ces dernières semaines, le point de passage a fait l’objet « d’ajustements » en matière de sécurité, tant du côté israélien que du côté jordanien, a poursuivi le responsable.

À la suite de ces ajustements, et conformément à « la directive donnée par la hiérarchie politique », Israël rouvrira le passage pour les marchandises à destination de la Cisjordanie et de la bande de Gaza à partir de mercredi, a-t-il ajouté.

Jacob Magid a contribué à cet article.

En savoir plus sur :
S'inscrire ou se connecter
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
Se connecter avec
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation
S'inscrire pour continuer
Se connecter avec
Se connecter pour continuer
S'inscrire ou se connecter
Se connecter avec
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un email à gal@rgbmedia.org.
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.