Pas de saisie d’oeuvres d’art à Chicago pour punir l’Iran
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Pas de saisie d’oeuvres d’art à Chicago pour punir l’Iran

Des Américains ayant survécu à un attentat suicide à Jérusalem, revendiqué par le Hamas, voulaient se dédommager en saisissant ces objets d'art et en les revendant

Le musée Isabella Stewart Gardner de Boston (Crédit: Autorisation)
Le musée Isabella Stewart Gardner de Boston (Crédit: Autorisation)

La Cour suprême des Etats-Unis a interdit mercredi à des Américains blessés dans un attentat en Israël en 1997 de se dédommager en saisissant des oeuvres d’art persanes dans des musées de Chicago.

Par cette décision prise à huit juges contre zéro, la plus haute juridiction américaine vient clore une saga judiciaire de plus d’une décennie opposant l’Iran à ces Américains, qui accusent la République islamique de soutenir le groupe terroriste palestinien du Hamas.

La haute cour à Washington a confirmé un précédent jugement qui avait donné satisfaction à Téhéran : la cour d’appel de Chicago avait estimé que des pièces millénaires conservées au musée d’histoire naturelle Field et à l’université de Chicago étaient à l’abri d’une éventuelle saisie.

Les Américains ayant survécu à un attentat-suicide à Jérusalem, revendiqué par le Hamas, voulaient saisir ces objets d’art et les revendre, pour bénéficier du paiement d’une somme de 71,5 millions de dollars auquel a été condamné l’Iran dans cette affaire.

Ils souhaitaient notamment disperser aux enchères des tablettes en terre cuite retraçant la vie des Perses de l’époque Achéménide (premier millénaire avant J.C.) et se rembourser sur l’argent engrangé.

Les musées craignaient de perdre leurs précieuses collections si les plaignants avaient obtenu un jugement en leur faveur.

Ce dossier sensible illustre les difficultés des victimes à obtenir l’application de décisions judiciaires rendues en leur faveur à l’encontre d’Etats souverains accusés d’appuyer des organisations terroristes.

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