Pas d’enquête sur les ventes d’actions de Netanyahu et l’affaire des sous-marins
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Pas d’enquête sur les ventes d’actions de Netanyahu et l’affaire des sous-marins

Mandelblit a déclaré que la la police et les procureurs estimaient que l'ouverture d'une enquête n'était pas justifiée, ajoutant que le délai de prescription était dépassé

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (au centre) s'entretient avec ses avocats Micha Fettman (à gauche) et Amit Hadad (à droite) dans la salle d'audience, à l’ouverture de son procès pour corruption au tribunal de district de Jérusalem, le 24 mai 2020. (Ronen Zvulun / Pool Photo via AP)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (au centre) s'entretient avec ses avocats Micha Fettman (à gauche) et Amit Hadad (à droite) dans la salle d'audience, à l’ouverture de son procès pour corruption au tribunal de district de Jérusalem, le 24 mai 2020. (Ronen Zvulun / Pool Photo via AP)

Le procureur-général Avichai Mandelblit a fait savoir, jeudi, qu’il ne lancerait pas d’enquête officielle contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu concernant ses transactions boursières – même s’il a reconnu que le Premier ministre avait pu empocher des bénéfices significatifs de la part d’un proche dans le dossier – et qu’il ne rouvrirait pas la dite « Affaire des sous-marins », qui avait éclaboussé plusieurs conseillers du Premier ministre, pour examiner le rôle tenu par Netanyahu lui-même.

La dite « Affaire des actions » concerne des accusations de bénéfices illicites au profit de Netanyahu, à hauteur de plusieurs millions de dollars, lors de la vente d’actions d’une entreprise à son cousin Nathan Milikowsky. Le bureau de Mandelblit se penche sur ces accusations depuis presque un an et demi, après des informations transmises par les chaînes de télévision sur un retour sur investissement de plus de 700 % suite à la vente, par le Premier ministre, d’actions qu’il possédait dans la firme Seadrift Coke.

Dans sa décision, le procureur-général a noté que cela faisait longtemps que le délai de prescription avait expiré concernant les éventuels soupçons pour fraude et abus de confiance dans ce dossier de 2007.

Netanyahu avait acheté les actions dans l’entreprise SeaDrift Coke, dont le siège est au Texas, au prix de 400 000 dollars en 2007 avant de les revendre 4,3 millions — une augmentation de plus de 700 %, avait fait savoir la Douzième chaîne.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, s’entretient avec le secrétaire du cabinet de l’époque, Avichai Mandelblit, lors de la réunion hebdomadaire du cabinet à Jérusalem, le dimanche 21 septembre 2014. (AP Photo/Menahem Kahana, Pool)

Netanyahu a, de son côté, insisté sur le fait qu’il n’avait bénéficié d’aucune faveur de la part de son cousin.

Selon un reportage diffusé par la Treizième chaîne, les procureurs soupçonnaient Netanyahu d’avoir trompé le bureau de contrôleur de l’Etat sur ses avoirs financiers. Un reportage avait expliqué que Netanyahu n’avait pas dévoilé ses parts dans SeaDrift, qu’il avait acquises alors qu’il n’était pas Premier ministre mais qu’il avait vendues après avoir pris le poste.

Notant la différence significative entre le prix payé par Netanyahu pour ses parts et le prix auquel il les avait cédées, Mandelblit a écrit que cela soulevait « la possibilité que Netanyahu ait acheté les droits à la famille Milikowsky à un prix bien inférieur que leur valeur réelle, et qu’il ait donc perçu des bénéfices bien plus significatifs ».

Le procureur général Avichai Mandelblit s’exprime lors d’une manifestation à l’université de Bar-Ilan, le 4 mars 2020. (FLASH90)

« Toutefois, compte-tenu du temps qui s’est écoulé, il est difficile de collecter des bases de preuve détaillées qui permettent de tirer des conclusions sur l’existence et sur l’importance de ces bénéfices », a-t-il dit.

Mandeblit a également souligné qu’il était difficile de dire si Netanyahu avait eu connaissance de tels profits – s’il les avait reçus.

« Dans ces circonstances, j’ai accepté, comme établi, la recommandation de la police israélienne et du bureau du procureur d’Etat qui ont conclu que les bases de preuves, dans ce dossier, ne justifient pas une enquête », a encore écrit Mandelblit.

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