Pays-Bas: Des organisations annulent l’invitation d’une terroriste palestinienne
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Pays-Bas: Des organisations annulent l’invitation d’une terroriste palestinienne

Suite aux protestations à propos d'un discours prévu aux Pays-Bas d'une ex-terroriste palestinienne, deux organisations qui avaient prévu de l'accueillir ont annulé l'invitation

Rasmea Odeh lors d'un événement pour la Journée internationale de la femme en 2016 à Chicago (Crédit : YouTube via JTA)
Rasmea Odeh lors d'un événement pour la Journée internationale de la femme en 2016 à Chicago (Crédit : YouTube via JTA)

Une association ouvrière pour les immigrés turcs, HTIB, a déclaré mardi à De Telegraaf qu’elle renonçait à accueillir Rasmea Odeh cette semaine. Le président de la HTIB, Mustafa Ayranci, l’a annonncé à la suite de la publication d’un rapport qui remettait en question cette décision, puisque la HTIB reçoit des subventions de l’État.

HTIB s’était porté volontaire pour accueillir Rasmea après que l’église Nasau d’Amsterdam a annulé son invitation à Odeh, qui se rend aux Pays-Bas en tant qu’invitée de deux groupes marxistes, Anakbayan-Europe et Revolutionary Unity.

Elle a passé 10 ans dans une prison israélienne pour son rôle dans un attentat à la bombe perpétré en 1969 contre un supermarché de Jérusalem qui a tué deux étudiants de l’Université hébraïque, Leon Kanner et Eddie Joffe.

Israël a emprisonné Odeh à vie, mais elle a été libérée dans le cadre d’un échange de prisonniers avec le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) en 1980 et a immigré de Jordanie aux États-Unis. Elle a déclaré que ses aveux sur les bombardements étaient le résultat de tortures graves infligées par les forces de sécurité israéliennes.

Odeh a obtenu un visa d’immigrant américain en 1994 et la citoyenneté américaine en 2004. Dans les deux cas, elle a omis de déclarer son arrestation et ses condamnations dans les attentats. Elle a plaidé coupable d’avoir falsifié ses demandes d’immigration et a été expulsée vers la Jordanie en septembre.

Dans un courriel invitant les auditeurs au siège social de la HTIB, les organisateurs ont écrit : « Nous vous demandons de NE PAS POSTER CETTE ADRESSE sur une plate-forme en ligne ou publique. C’est pour la sécurité de Rasmea Odeh. »

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