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Pays-Bas : Le parti musulman ne signe pas contre l’antisémitisme

Le parti Denk refuse de signer un document disant que la haine des Juifs doit être combattue et que la ville doit aider à financer la sécurité des Juifs

Les dirigeants du parti Denk, Selcuk Ozturk, (à gauche), et Tunahan Kuzu, à La Haye, aux Pays-Bas, le 23 février 2017. (Bart Maat/AFP/Getty Images via JTA)
Les dirigeants du parti Denk, Selcuk Ozturk, (à gauche), et Tunahan Kuzu, à La Haye, aux Pays-Bas, le 23 février 2017. (Bart Maat/AFP/Getty Images via JTA)

AMSTERDAM – Un mouvement politique représentant les musulmans néerlandais s’est distingué de presque tous les autres partis de la capitale en refusant de signer un document condamnant l’antisémitisme.

Le parti anti-intégration du Denk, qui a souvent été accusé de faire preuve d’antisémitisme, n’a pas répondu à une demande de la communauté juive de signer le document intitulé « Accord juif d’Amsterdam ».

Il stipule que les Juifs ont un droit à la sécurité financé par le gouvernement municipal, que l’antisémitisme doit être combattu et que les éléments juifs de l’histoire d’Amsterdam doivent être enseignés à la population en général.

Tous les autres partis de la capitale à l’exception d’un seul ont signé le document mardi, deux semaines avant les élections municipales du 21 mars aux Pays-Bas. L’autre parti qui s’est écarté de l’accord, BIJ1, a été fondé par un politicien qui a quitté Denk.

Selon un sondage réalisé le 24 février à l’approche des élections, Denk et BIJ1 remporteraient cinq sièges sur les 45 du conseil municipal – un résultat qui correspond au nombre de sièges prévu pour le Parti populaire libéral et démocrate au pouvoir et qui dépasse la projection pour le Parti travailliste néerlandais à Amsterdam. Denk a été créé en 2016.

Jeudi, Geert Wilders, le leader du Parti de la liberté, a effectué une visite dans un restaurant casher d’Amsterdam qui a été vandalisé en décembre. Un demandeur d’asile palestinien a brisé les vitres du restaurant HaCarmel alors qu’il tenait un drapeau palestinien avant d’entrer dans le restaurant et de retirer un drapeau israélien de l’intérieur. Il a été arrêté devant le restaurant.

Plus tôt cette semaine, une fêlure a été découverte dans la vitrine du restaurant.

La sécurité des institutions juives a occupé une place importante dans la campagne d’Amsterdam du parti de droite Forum pour la démocratie. C’était la première fois dans l’histoire des Pays-Bas que cette question faisait l’objet de toute une campagne électorale.

La signature du document est un autre événement sans précédent, selon l’Organisation des communautés juives des Pays-Bas, ou NIK. Dans une déclaration, l’organisme de coordination a déclaré que jamais auparavant, « les partis politiques ne se sont entendus sur des questions intéressant la communauté juive » avant les élections.

Le document ne faisait pas référence à la lutte de la communauté pour maintenir l’abattage rituel des animaux, ou « shechitah », légal. Le parti Wilders et plusieurs autres ont adopté une loi l’interdisant, mais le Sénat a annulé cette interdiction en 2012.

Les Pays-Bas comptent quelque 45 000 Juifs, dont la plupart vivent à Amsterdam.

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