Peine d’amende pour un homme qui avait appelé à « crever » Mohamed Sifaoui
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Peine d’amende pour un homme qui avait appelé à « crever » Mohamed Sifaoui

Le journaliste très présent sur les réseaux sociaux, est, du fait de ces menaces, placé en permanence sous protection policière

Mohamed Sifaoui (Crédit : Capture d’écran YouTube)
Mohamed Sifaoui (Crédit : Capture d’écran YouTube)

Un homme qui avait appelé à « crever » le journaliste et militant anti-islamiste Mohamed Sifaoui a été condamné mardi à 600 euros d’amende et 1 500 euros de dommages et intérêt par le tribunal correctionnel de Paris.

Moins de six mois après l’attentat contre le journal satirique Charlie Hebdo, dont Mohamed Sifaoui avait défendu le droit de publier des caricatures du prophète Mahomet, Soufiane B. postait le 18 juin 2015 sur sa page publique Facebook une photo du journaliste, aujourd’hui très médiatique, accompagnée du commentaire suivant : « Lui faut le crever, y’a pas d’autre solution ».

Poursuivi pour « provocation » au meurtre devant le tribunal correctionnel de Paris, il encourait jusqu’à cinq ans de prison. Le parquet avait requis contre lui 12 mois assortis du sursis, avec l’obligation d’indemniser la victime.

Le tribunal a été plus clément et a condamné Soufiane B., actuellement placé sous tutelle, à 60 jours-amende à 10 euros, soit 600 euros, ainsi qu’à verser à M. Sifaoui, partie civile, 1 500 euros de dommages et intérêts.

A l’audience, le prévenu, père de famille, avait reconnu être « allé un peu trop loin ». « Mais il n’arrête pas de nous insulter nous les musulmans, les banlieusards. Si j’avais voulu tuer M. Sifaoui, je l’aurais pas écrit sur internet. Faut vraiment être bête », a-t-il argué.

Réfugié politique en France, Mohamed Sifaoui a échappé à quatre attentats en Algérie dans les années 1990 et demeure la cible de menaces de morts récurrentes. Très présent sur les réseaux sociaux, il est, du fait de ces menaces, placé en permanence sous protection policière.

En mars 2017, il avait obtenu la condamnation à un an ferme d’un homme qui l’avait menacé de mort et proposait de divulguer son adresse.

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