Pensions controversées : pas de nazis bénéficiaires, assure Berlin à Paris
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Pensions controversées : pas de nazis bénéficiaires, assure Berlin à Paris

Berlin a assuré que le profil des bénéficiaires en France de pensions versées par l'Allemagne était dûment vérifié, et que ce dispositif excluait les criminels nazis

Des membres SS portent des drapeaux avec une croix gammées et des noms des régions et des villes allemandes alors qu'il marchent vers la mairie de Nuremberg, en Allemagne, le 10 septembre 1935, pour ouvrir la convention du Parti des Travailleurs d'Allemagne Nationale Socialiste (AP Photo).
Des membres SS portent des drapeaux avec une croix gammées et des noms des régions et des villes allemandes alors qu'il marchent vers la mairie de Nuremberg, en Allemagne, le 10 septembre 1935, pour ouvrir la convention du Parti des Travailleurs d'Allemagne Nationale Socialiste (AP Photo).

Berlin a assuré à Paris que le profil des bénéficiaires en France de pensions versées par l’Allemagne au titre du conflit de 1939-45 était dûment vérifié, et que ce dispositif excluait les criminels nazis, selon le ministère français des Armées.

Les députés belges ont voté le 19 février une résolution visant à mettre fin au versement par Berlin de telles pensions, accordées selon eux à des collaborateurs belges du régime nazi.

L’affaire fait depuis grand bruit, plus de 2 000 personnes étant concernées dans le monde, dont 54 en France, en vertu d’une loi allemande de 1951 qui permet aux victimes de guerre allemandes de toucher une retraite complémentaire.

« Geneviève Darrieussecq, secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Armées, a sollicité les autorités allemandes qui ont confirmé l’existence de 54 bénéficiaires de ces pensions de victimes de guerre sur le territoire français, potentiellement français ou ressortissants d’autres pays résidents en France », a indiqué mercredi son ministère à l’AFP.

Parmi ces 54 pensionnaires figurent « 27 mutilés, 21 veuves et 6 orphelins », et « la moyenne de leur pension mensuelle, calculée selon le degré d’infirmité du bénéficiaire, est de 355 euros », précise le ministère.

Selon les explications fournies par Berlin, « ce dispositif exclut tout bénéficiaire ayant contrevenu aux principes d’humanité ou de l’Etat de droit durant le régime national-socialiste, c’est-à-dire des personnes ayant commis des crimes de guerre ».

L’ambassade d’Allemagne en France a également précisé à Paris que « les bénéficiaires de cette allocation font l’objet de vérifications de plusieurs sortes au cours desquelles notamment les listes sont croisées avec celles du Centre Simon-Wiesenthal », organisation internationale de lutte contre l’antisémitisme et le racisme.

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