Peres : « Nous devons retourner à la table des négociations »
Rechercher

Peres : « Nous devons retourner à la table des négociations »

L'ancien président israélien a également estimé que « les dirigeants israéliens doivent être jugés sur leurs actes »

Shimon Peres lors d'une interview avec le correspondant de la CNN Richard Quest au Globes Business Conference (Crédit : Tamar Matzfi, Globes)
Shimon Peres lors d'une interview avec le correspondant de la CNN Richard Quest au Globes Business Conference (Crédit : Tamar Matzfi, Globes)

Le neuvième président Shimon Peres a rencontré lundi matin le correspondant senior de CNN Richard Quest pour un entretien en face-à-face pendant la Globes Business Conference.

Ils ont discuté des défis auxquels fait face le pays, incluant l’économie, la géopolitique de la région, et l’absence de négociations avec les Palestiniens, selon un communiqué du bureau de l’ancien président israélien.

L’ancien président a commencé en commentant le discours d’Obama de dimanche dans lequel il a abordé la guerre avec l’EI et a déclaré : « Le choix concernant une guerre contre l’EI n’est pas juste entre des opérations au sol ou aériennes. Nous ne devons pas seulement tuer les terroristes, mais aussi tuer les causes de ce terrorisme et offrir à ces jeunes gens d’autres options et de l’espoir.

Aujourd’hui un certain nombre de terroristes individuels peut commettre un attentat majeur et tuer beaucoup d’innocents au nom d’une idéologie. Nous devons offrir une idéologie différente. »

Peres a abordé le point mort dans les négociations politiques avec les Palestiniens et a déclaré : « Il y en avait qui ne croyait pas aux accords de paix avec l’Egypte et la Jordanie et pensait que c’était impossible. Aujourd’hui nous disons à tous ceux qui n’y croient pas qu’un accord de paix permanent avec les Palestiniens est possible !

Il y a une majorité en Israël et au sein de l’Autorité palestinienne qui veut la paix et veut deux États pour deux peuples. Les Palestiniens savent aussi qu’il n’y a pas d’alternative à la paix, excepté des réfugiés et du sang. Les dirigeants des deux bords s’accusent les uns les autres, mais ils doivent se souvenir que la paix ne peut être faite qu’entre deux ennemis. »

Concernant les tensions entre la Russie et la Turquie, Peres a déclaré : « La Turquie est dans un conflit dans lequel elle combat l’État kurde et qu’elle a peur d’arrêter. Ils espèrent que l’Europe les aidera à empêcher l’établissement d’un Etat kurde. Je pense que Poutine veut cesser ce conflit et ne veut pas en créer de nouveaux, mais il veut un partenaire, et ce partenaire doit être les Etats-Unis. Peres a ajouté que « la Russie veut apprendre une leçon à Erdogan. Erdogan ne peut pas agir comme s’il était seul au monde. »

Aux questions du journaliste demandant comment mettre fin à la situation en Syrie, Peres a déclaré : « Assad n’a pas d’avenir, parce qu’il a assassiné des innocents et massacré son propre peuple ; son temps arrive à sa fin et il le sait. La solution à la situation en Syrie est une coalition en coopération avec la Ligue arabe qui ira en Syrie au nom de l’ONU pour travailler à trouver des solutions aux problèmes du Moyen-Orient. Le monde arabe doit prendre ses responsabilités et résoudre les problèmes en Syrie au lieu de laisser l’Occident prendre tout le fardeau pour lui-même. »

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...