Pfizer travaillerait sur un nouvel accord de livraison de vaccins à Israël
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Pfizer travaillerait sur un nouvel accord de livraison de vaccins à Israël

La firme a déclaré avoir conclu un accord initial avec l'État juif et œuvrer à le réactualiser pour inclure plus de doses alors que le pays se prépare à vacciner les plus jeunes

Une femme israélienne se fait vacciner contre la COVID-19 dans un centre de vaccination Clalit à Jérusalem, le 16 février 2021. (Yonatan Sindel/Flash90)
Une femme israélienne se fait vacciner contre la COVID-19 dans un centre de vaccination Clalit à Jérusalem, le 16 février 2021. (Yonatan Sindel/Flash90)

Pfizer a indiqué lundi avoir terminé toutes ses livraisons de vaccin en Israël dans le cadre de son accord initial et œuvrer dorénavant à mettre en place un nouvel arrangement qui permettrait de fournir un nombre plus important de doses à l’État juif.

« La firme travaille actuellement avec le gouvernement israélien dans le but de réactualiser l’accord, de fournir des vaccins supplémentaires au pays. Tant que ce travail continuera, les livraisons pourront être réadaptées », a fait savoir la compagnie à l’agence de presse Reuters.

Israël et Pfizer avaient conclu un accord sur les vaccins au mois de novembre dernier. La firme pharmaceutique, avec son partenaire BioNTech, avaient ainsi fourni à l’État juif un nombre non-précisé de vaccins contre une enveloppe du ministère des Finances à hauteur de 2,6 milliards de shekels.

Israël voudrait obtenir 36 millions de doses de plus, a ajouté Reuters.

Ces vaccins seront destinés aux enfants une fois que cette catégorie de la population sera déclarée éligible, et ils seront utilisés aussi comme injections de rappel. Le responsable de la lutte contre le coronavirus en Israël, Nachman Ash, a déclaré dimanche qu’il pensait que les enfants pourraient commencer à être immunisés contre la maladie dans les semaines à venir.

Ces négociations sur l’obtention de nouvelles doses ont néanmoins été retardées par des querelles politiques.

A la fin du mois dernier, le ministre de la Défense Benny Gantz avait annulé une rencontre du cabinet, ce qui avait reporté l’approbation par les ministres de l’acquisition de ces vaccins supplémentaires.

Gantz, à la tête du parti Kakhol lavan, avait expliqué avoir annulé la réunion en raison du refus opposé par le Premier ministre Benjamin Netanyahu à la nomination d’un ministre de la Justice. Il n’y a pas de ministre de la Justice au sein de l’État juif depuis la fin de la semaine dernière, ce qui nuit aux capacités de la Knesset d’adopter une législation, – entre autres conséquences.

Le ministre de la Défense, Benny Gantz, prend la parole lors de la conférence annuelle de Jérusalem du groupe « Besheva » à Jérusalem, le 14 mars 2021. (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)

Au cours de cette rencontre du cabinet qui avait été annulée, les ministres devaient voter une enveloppe de dépenses de sept milliards de shekels pour des vaccins contre la COVID-19.

Le ministère de la Santé avait exprimé son inquiétude suite au report de la réunion qui aurait permis d’approuver l’achat des vaccins, un report qui avait aussi agacé Pfizer.

Israël a suffisamment de doses pour pleinement immuniser la population qui n’a pas encore été vaccinée et pour donner une seule dose aux patients qui ont guéri du coronavirus, a noté le directeur-général du ministère de la Santé, Chezy Levy. Il a toutefois remarqué qu’il fallait que l’afflux de vaccins dans le pays soit régulier et qu’il voulait que l’État juif « reste à l’avant par rapport au reste du monde ».

Levy a expliqué que le nombre d’injections de rappel nécessaires pour assurer une protection à long-terme contre le virus restait indéterminé.

Au cours d’un entretien accordé à la Radio militaire, Levy a confirmé que Pfizer avait été contrarié par le retard israélien.

Un reportage diffusé la semaine dernière a fait savoir que Netanyahu s’était entretenu avec le directeur-général de la firme, Albert Bourla, au sujet de ce retard. Selon la Treizième chaîne, le Premier ministre avait demandé à Bourla de se montrer patient le temps qu’Israël s’accorde sur un approvisionnement supplémentaire en doses de vaccin.

« Il y aura sûrement un coût à cela. Je présume que l’entreprise va se tourner vers d’autres clients et que nous pourrions perdre une place dans la file d’attente », a dit Levy. « Nous devons garantir notre bon positionnement pour 2022 ».

Un élève se fait vacciner au lycée Amal à Beer Sheva, dans le sud d’Israël, le 17 mars 2021. (Crédit : Flash90)

Un responsable du ministère a indiqué qu’il y avait suffisamment de stock de vaccins Pfizer au sein de l’État juif pour commencer à vacciner environ 600 000 Israéliens âgés de 12 à 15 ans.

Bourla a fait savoir qu’il était optimiste concernant l’approbation de l’utilisation du vaccin pour les enfants de moins de 12 ans au cours de l’automne prochain. Les essais ont déjà commencé sur les jeunes enfants au sein de la firme.

Israël avait commencé à immuniser les adolescents de 16 à 18 ans au mois de janvier.

Plus de la moitié de la population israélienne a bénéficié du vaccin Pfizer-BioNTech.

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