Plainte de la préfète d’Eure-et-Loir après un spectacle de Dieudonné
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Plainte de la préfète d’Eure-et-Loir après un spectacle de Dieudonné

Outre une plainte pour injure publique, Sophie Brocas a dénoncé les propos clairement antisémites et négationnistes" proférés par un membre du public"

L'humoriste controversé M’Bala M’Bala (Crédit : CC-BY-SA-3.0 by Jastrow, Wikimedia Commons)
L'humoriste controversé M’Bala M’Bala (Crédit : CC-BY-SA-3.0 by Jastrow, Wikimedia Commons)

La préfète d’Eure-et-Loir Sophie Brocas a annoncé samedi déposer plainte pour injure publique contre le polémiste Dieudonné et saisir le parquet pour des propos « clairement antisémites et négationnistes » tenus par une autre personne durant un « bal des quenelles ».

Dans un communiqué, la préfète rappelle qu’elle avait voulu interdire ce spectacle tenu le 22 juin au domicile de Dieudonné M’bala M’bala, à Saint-Lubin-de-la-Haye, mais que Dieudonné « s’était engagé par écrit à revoir la programmation ».

Dans une vidéo diffusée le 20 juin sur son site internet, Dieudonné affirmait qu’il s’agissait d’une « réunion privée » que la préfète n’avait « aucun pouvoir d’interdire ». Il lisait une réponse ironique dans laquelle il affirmait avoir décidé de « modifier le thème et les animations » de son « goûter » pour le dédicacer à la « haute personnalité » de Sophie Brocas.

Il assurait aussi que toute personne surprise à faire la quenelle serait immédiatement « identifiée », « interpellée », « dénoncée aux forces de l’ordre » et signalée « à l’ambassade d’Israël ».

« En dépit de ces engagements, force est de constater que plusieurs personnes présentes à cet évènement ont tenu publiquement (…) des propos à caractère raciste, antisémite et injurieux », écrit la préfète dans son communiqué de presse.

Outre sa plainte pour injure publique, elle annonce saisir le procureur de Chartres pour « dénoncer les propos clairement antisémites et négationnistes proférés par une personne qui s’est publiquement exprimée en première partie de spectacle ».

« Injures, propos négationnistes et antisémites: ces insupportables provocations ne doivent pas rester impunies ! », a réagi en « soutien » le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner sur Twitter.

En avril, le parquet a requis 18 mois de prison ferme à l’encontre de Dieudonné, déjà condamné à de multiples reprises pour ses sorties antisémites, et qui était jugé pour fraude fiscale, blanchiment et abus de biens sociaux.

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