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Plan de paix : la conférence à Barheïn se tiendra malgré les élections en Israël

Jared Kushner a confirmé début mai que "l'accord ultime" ne devrait pas faire référence aux "deux Etats" pourtant au cœur de la diplomatie mondiale depuis des années

Une vue du quartier d'affaires de Manama, la capitale du Bahreïn. (Crédit : CC-BY Jayson De Leon/Wikimedia Commons)
Une vue du quartier d'affaires de Manama, la capitale du Bahreïn. (Crédit : CC-BY Jayson De Leon/Wikimedia Commons)

Une conférence organisée par les Etats-Unis à Manama en juin sur les aspects économiques du futur plan de paix américain pour le Proche-Orient est confirmée malgré la tenue de nouvelles élections en Israël, a annoncé jeudi le département d’Etat américain.

« Nous ne prévoyons aucun changement. Cela est fixé au 25 et 26 juin » à Bahreïn, a déclaré la porte-parole du département d’Etat Morgan Ortagus.

Un autre responsable américain, s’exprimant sous le sceau de l’anonymat, a précisé que les éléments politiques de ce plan seraient dévoilés « quand le moment sera venu ».

Le gendre et conseiller du président américain Donald Trump, Jared Kushner, prépare depuis des mois le plan des Etats-Unis pour résoudre le conflit israélo-palestinien. Il avait indiqué vouloir attendre le résultats des élections israéliennes, en avril, puis la fin du ramadan, début juin, pour le présenter.

Mais devant l’incapacité de Benjamin Netanyahu, un proche allié de M. Trump, à former une coalition gouvernementale, le Parlement israélien a voté mercredi soir pour sa propre dissolution et les électeurs seront à nouveau appelés aux urnes le 17 septembre.

Pour la présidence américaine, la conférence de Manama est une occasion d' »encourager le soutien à des investissements et initiatives économiques potentiels qui pourraient être rendus possibles par un accord de paix ».

Ces investissements seraient financés par les pays arabes du Golfe alliés des Etats-Unis et qui s’opposent, comme Israël, à l’Iran.

Le conseiller à la Maison-Blanche Jared Kushner lors de la Conférence sur la paix et la sécurité au Moyen-Orient à Varsovie, Pologne, le 14, février 2019. (Crédit : AP Photo/Czarek Sokolowski)

Les dirigeants palestiniens, eux, ne feront pas le déplacement, estimant que Washington n’est pas un interlocuteur crédible à cause de son soutien sans faille à l’Etat hébreu.

Jared Kushner a confirmé début mai que « l’accord ultime » ne devrait pas faire référence aux « deux Etats » pourtant au coeur de la diplomatie mondiale depuis des années.

Le processus de paix israélo-palestinien est au point mort depuis 2014. Et les dirigeants palestiniens boycottent l’administration Trump depuis qu’elle a reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël en 2017.

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