Plan Trump pour Gaza : les réactions à la réponse du Hamas
La réponse du groupe terroriste palestinien ne semble pas répondre aux exigences du plan du président américain qui a pourtant salué une "victoire"

Les réactions internationales se sont enchaînées après la réponse apportée vendredi par le Hamas au plan Trump visant à une libération des otages israéliens et à une fin du conflit à Gaza après près de deux ans d’hostilités.
Voici les principales réactions :
États-Unis
« Au vu du communiqué que vient de publier le Hamas, je pense qu’ils sont prêts pour une PAIX durable. Israël doit arrêter immédiatement les bombardements à Gaza, pour que nous puissions faire sortir les otages rapidement et en toute sécurité », a écrit le président Trump dans un message sur sa plateforme Truth Social.
Il a par ailleurs promis dans un bref message vidéo enregistré que « tout le monde sera traité de manière équitable » dans le cadre de son projet.
Israël
« A la suite de la réponse du Hamas, Israël se prépare pour la mise en œuvre immédiate de la première étape du plan Trump pour la libération de tous les otages », a réagi le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans un communiqué.
Pays médiateurs
Le Qatar « salue l’annonce du Hamas selon laquelle le plan du président Trump a son agrément », a déclaré le porte-parole de la diplomatie qatarie, Majed al-Ansari, qui a également appuyé l’appel de M. Trump à un cessez-le-feu immédiat.
L’Egypte se félicite, elle, d’une « évolution positive » et espère qu’en conséquence les deux parties « s’engageront à appliquer le plan du président Trump sur le terrain et à mettre fin à la guerre », selon son ministère des Affaires étrangères sur Facebook.
ONU
Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres « salue et est encouragé par la déclaration du Hamas annonçant qu’il est prêt à libérer les otages et à discuter sur la base de la proposition du président américain Donald Trump. Il appelle toutes les parties à saisir cette occasion pour mettre un terme à ce conflit tragique à Gaza », a rapporté son porte-parole, Stéphane Dujarric.
Quant au commissaire aux droits de l’homme Volker Türk, il a jugé qu’il s’agissait là d’une « opportunité cruciale » de mettre fin « une fois pour toutes » au « carnage et aux souffrances ».
Europe
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a jugé sur X cette réponse « encourageante » et a estimé que la fin de la guerre à Gaza était « à portée de main ».
Le président français Emmanuel Macron a écrit sur X : « La libération de tous les otages détenus et le cessez-le-feu à Gaza sont à portée de main! L’engagement du Hamas doit être suivi d’effet sans plus tarder ».
Le chancelier allemand Friedrich Merz a jugé que « l’accord de principe » du Hamas représentait la « meilleure chance » de mettre fin à la guerre.
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a salué « un pas en avant significatif » qui « nous rapproche de la paix plus que jamais auparavant » et a appelé les différentes parties à mettre en œuvre le plan « sans délai ».
La cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, a pour sa part estimé que cela signifierait « un retour à la paix au Moyen-Orient, à la fin des souffrances de la population civile palestinienne et à la libération des otages israéliens détenus depuis deux très longues années », dans un discours prononcé à Assise, à l’occasion de la Saint-François.
Turquie
Le président turc pro-Hamas Recep Tayyip Erdogan a estimé de son côté que le mouvement islamiste palestinien était « prêt pour la paix ».
« Le Hamas a montré, comme il l’a fait à maintes reprises auparavant, qu’il était prêt pour la paix. Une fenêtre d’opportunité s’est ouverte pour une paix durable dans notre région », a-t-il déclaré samedi lors d’une cérémonie à Istanbul.
Jordanie
Le ministère jordanien des Affaires étrangères a salué samedi la réponse « positive » du Hamas au plan Trump, la considérant comme une « étape importante pour arrêter l’agression et ses conséquences désastreuses ».
Afrique du Sud
« Nous saluons la décision du Hamas de relâcher tous les otages israéliens, ainsi que sa volonté affichée de poursuivre les efforts ainsi entamés. Cette décision doit être suivie d’une action réciproque de l’État d’Israël », a fait savoir dans un communiqué le ministère sud-africain des Relations internationales et de la Coopération (DIRCO).
En 2023, l’Afrique du Sud a déposé plainte contre Israël devant la Cour internationale de justice, accusant l’État juif de « génocide » pour la guerre qu’il mène à Gaza – une accusation qu’Israël nie avec véhémence.







