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Plantu explique son dessin polémique sur l’enseignement de la Shoah

Il y représentait un professeur expliquant :"moi, ça fait longtemps que je ne parle plus de la Shoah dans ma classe". Devant le tollé provoqué, le dessinateur phare du Monde s'est expliqué sur Twitter

Le dessinateur de presse Plantu a du faire une explication de texte après un dessin polémique (Crédit: capture d'écran Twitter/Plantu)
Le dessinateur de presse Plantu a du faire une explication de texte après un dessin polémique (Crédit: capture d'écran Twitter/Plantu)

Jeudi 2 novembre, Le Monde publiait une enquête sur « l’antisémitisme au quotidien » et le dessinateur fétiche du journal l’illustrait en Une. Sur le dessin un professeur lâche « Moi, ça fait longtemps que je ne parle plus de la Shoah dans ma classe ! ».

Une bataille rangée entre professeurs se reconnaissant dans le dessin, et ceux qui accusant le media de dénigrer les professeurs et de stigmatiser encore une fois les banlieues, suscite alors grand nombre de commentaires.

Nombreux sont ceux qui demandent au dessinateur ses sources pour étayer la réalité de l’impossibilité d’enseigner la Shoah dans les établissements scolaires.

Plantu s’execute quelques jours plus tard, le 7 novembre, dans un tweet titré « Un dessin c’est fait pour faire réagir ».

A ceux qui l’accusent, arguant de leur propre expérience qu’ils n’ont aucun mal à enseigner la Shoah en classe, il réplique et avance ses propres expériences avec l’association Cartooning for peace, qui fait intervenir des dessinateurs de presse en milieu scolaire.

« Nous avons l’habitude d’aller avec d’autres dessinateurs dans des établissements scolaires […]. Et, quelques fois (heureusement rarement) nous entendons des jeunes nous dire « vos copains de Charlie hebdo ont été tués c’est bien fait ». Ou bien, « ce sont les juifs qui dirigent les médias en France ».

Quelquefois, ajoute-il, « les enseignants n’osent pas présenter l’un des 11 panneaux, celui sur le Proche orient reste souvent dans son emballage ». « Et il y a en France, continue Plantu, des endroits où des enseignants me glissent à l’oreille que c’est « casse-gueule » de parler de la Shoah. Pourquoi ne pas le dire ? »

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