Plus de 2 000 cas d’infection mercredi, avec une forte hausse des cas graves
Rechercher

Plus de 2 000 cas d’infection mercredi, avec une forte hausse des cas graves

Les cas actifs passent à 32 755, les cas graves à 22 en 12 heures ; 27 597 tests ont été effectués mercredi, les chiffres ne baissant pas

Un personnel médical du Magen David Adom prélève un échantillon pour un dépistage de la COVID-19 dans un centre de dépistage de type dirve-in dans la ville israélienne de Lod, le 15 juillet 2020. (Crédit : AHMAD GHARABLI / AFP)
Un personnel médical du Magen David Adom prélève un échantillon pour un dépistage de la COVID-19 dans un centre de dépistage de type dirve-in dans la ville israélienne de Lod, le 15 juillet 2020. (Crédit : AHMAD GHARABLI / AFP)

Les chiffres du ministère de la Santé publiés jeudi matin montrent que 2 085 nouveaux cas de coronavirus ont été enregistrés la veille, le nombre de personnes gravement malades ayant augmenté de 36 au cours des 24 heures précédentes.

Selon le ministère, sur les 32 755 cas actifs, 295 personnes étaient dans un état grave, dont 79 sous respirateur. Il y avait 131 autres personnes dans un état modéré, tandis que les autres présentaient des symptômes légers ou aucun.

Trois nouveaux décès ont été signalés depuis mercredi soir, portant le bilan à 433 morts.

L’augmentation du nombre de nouveaux cas a porté le nombre total d’infections à 56 748. On compte 23 560 Israéliens qui se sont rétablis.

Le ministère de la Santé a indiqué que 27 597 tests de dépistage avaient été effectués mercredi, ce qui représente une légère baisse par rapport à la veille.

Des habitants de Jérusalem portant des masques faciaux par crainte du coronavirus au centre commercial Mamilla à Jérusalem, le 6 juillet 2020. (Olivier Fitoussi/Flash90)

Le dernier bond des infections est survenu quelques heures après que la Knesset a adopté une loi qui accorde au cabinet des pouvoirs étendus pour imposer des restrictions de grande envergure afin de freiner la pandémie de coronavirus, tout en réduisant le contrôle parlementaire.

La Grande loi coronavirus, qui entrera en vigueur le 10 août, réduit le pouvoir de contrôle de la Knesset et neutralise sa commission coronavirus, qui, ces derniers jours, a annulé une série de restrictions imposées par le cabinet concernant les lieux publics, notamment les restaurants et les plages, ce qui a rendu les ministres furieux. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu aurait envisagé de démettre de ses fonctions la présidente de la commission, la députée Likud Yifat Shasha-Biton. À la place, la nouvelle législation privera sa commission de son pouvoir d’annuler ces ordres, et accorde des pouvoirs de surveillance plus limités à quatre autres commissions parlementaires.

La loi permet au cabinet d’imposer des restrictions à la population, la Knesset ne disposant que de 24 heures pour approuver ou rejeter les règlements avant qu’ils n’entrent automatiquement en vigueur. En outre, elle comprend une clause qui permet au cabinet de contourner la Knesset et de mettre immédiatement en œuvre les mesures jugées « urgentes », sans préciser les critères de cette détermination. Dans ces cas, des commissions parlementaires pourront toujours annuler les règlements d’urgence, mais seulement une semaine, et moins de deux semaines, après leur approbation par le cabinet.

Par ailleurs, tard dans la journée de mercredi, l’ancien haut responsable de la santé Gabi Barbash, qui a été choisi par le gouvernement pour diriger la réponse à la pandémie de coronavirus, a annoncé qu’il refusait le poste.

C’est le professeur Ronni Gamzu, un ancien directeur général du ministère de la Santé qui dirige maintenant l’hôpital Ichilov de Tel-Aviv, qui le remplacera.

M. Barbash n’a pas souhaité assumer ces fonctions en raison de différends avec le ministère de la Santé sur la manière de gérer la crise. Le principal désaccord portait sur la répartition de l’autorité entre le ministre Yuli Edelstein et lui s’il prenait le poste. L’intéressé aurait dit aux hauts fonctionnaires qu’il ne serait pas en mesure de mener efficacement la lutte contre la pandémie sans pouvoirs sur le système de santé, le ministère de la Santé et d’autres ministères également.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...