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Plus de 100 célébrités dénoncent la mise sur liste noire d’ONG palestiniennes

Un courrier qualifie l'initiative "d'attaque générale sans précédent" ; parmi les signataires, figurent Richard Gere, Claire Foy, Tilda Swinton et Susan Sarandon

De haut en bas, de gauche à droite :  Richard Gere, Claire Foy, Tilda Swinton, Susan Sarandon, Ken Loach, et Jarvis Cocker. (Crédit : AP)
De haut en bas, de gauche à droite : Richard Gere, Claire Foy, Tilda Swinton, Susan Sarandon, Ken Loach, et Jarvis Cocker. (Crédit : AP)

Plus de cent célébrités ont signé une lettre ouverte critiquant Israël qui a placé six organisations des droits de l’homme palestiniennes sur sa liste d’organisations terroristes le mois dernier, selon des informations transmises mercredi.

Les stars de Hollywood Richard Gere, Claire Foy, Tilda Swinton et Susan Sarandon, le réalisateur Ken Loach, le musicien Jarvis Cocker, le groupe Massive Attack et les auteurs Philip Pullman, Colm Tobin et Irvine Welsh figurent parmi les signataires, a rapporté Sky News.

Cette lettre conjointe a été écrite à l’initiative de l’organisation antisioniste Jewish Voice For Peace.

Elle évoque ainsi la catégorisation de ces groupes palestiniens comme « une attaque générale et sans précédent contre les défenseurs des droits humains palestiniens », avertissant qu’une telle initiative « ne met pas seulement en péril ces organisations mais toute la société civile palestinienne et les dizaines de milliers de Palestiniens qu’elles servent chaque jour ».

Au mois d’octobre, l’État juif a désigné six organisations issues de la société civile palestinienne en tant que groupes terroristes, affirmant qu’elles étaient liées au Front populaire de libération de la Palestine, un mouvement politique de gauche doté d’une branche armée qui a commis des attentats meurtriers contre des Israéliens. Israël et les pays occidentaux considèrent le FPLP comme une organisation terroriste.

Mais Israël n’a rien entrepris encore contre ces organisations qui travaillent ouvertement en Cisjordanie.

Les groupes incriminés, qui entretiennent pour certains des liens étroits avec des ONG de défense des droits de l’Homme en Israël et à l’étranger, rejettent les accusations lancées à leur encontre.

Les groupes concernés sont les organisations Al-Haq, Addameer, Defense for Children International-Palestine, le centre Bisan de recherche et de développement, le groupe Union of Palestinian Women’s Committees et l’Union of Agricultural Work Committees.

Des partisans palestiniens du FPLP lors d’un rassemblement marquant le 52e anniversaire de sa fondation, dans la ville de Naplouse, en Cisjordanie, le 14 décembre 2019. (Crédit : Nasser Ishtayeh/Flash90)

Un grand nombre de personnalités israéliennes – cela a notamment été le cas parmi les ministres israéliens – ont fait part de leur scepticisme face à ces accusations.

Le ministère de la Défense doit encore apporter la preuve concrète de ces mises en cause, ou des éléments montrant le lien direct entre ces organisations et le FPLP.

Un dossier confidentiel israélien qui a été montré aux responsables, détaillant les liens présumés entre ces ONG et l’organisation terroriste, présentait des preuves trop légères qui n’ont pas été en mesure de convaincre les Européens de stopper leurs financements des groupes, selon des informations transmises au début du mois.

L’AFP a contribué à cet article.

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