Plus d’examens avant la résolution du conflit salarial, dit le syndicat des enseignants
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Plus d’examens avant la résolution du conflit salarial, dit le syndicat des enseignants

Ces actions pourraient toucher les examens de fin d'année alors que les professeurs durcissent le ton dans leurs demandes de hausse de salaire. Une grève est prévue mardi dans le nord d'Israël

Ran Erez, président de l'Association des enseignants du secondaire à l'époque, lors d'une commission de Contrôle de l'Etat à la Knesset, le 20 juillet 2015 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Ran Erez, président de l'Association des enseignants du secondaire à l'époque, lors d'une commission de Contrôle de l'Etat à la Knesset, le 20 juillet 2015 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Les enseignants de lycée ne feront plus passer d’examens à partir de mardi dans le cadre d’une action de grève en cours. Ils réclament des hausses de leurs salaires.

Le syndicat des enseignants israéliens a annoncé lundi qu’en plus d’une journée de grève dans les écoles du nord du pays, il donnera pour instruction à tous ses membres de cesser de faire passer des examens jusqu’à ce que ses revendications soient réalisées.

Environ 9 000 professeurs participeront à la grève de vingt-quatre heures qui touchera les établissements scolaires d’Afula, de Beit Shean, de Kafr Kana, de Migdal HaEmek, de Nazareth Illit et de Tirat Zvi.

La grève – la quatrième en l’espace de plusieurs semaines – ainsi que le refus de faire passer des examens aux élèves – ont été appelés par les enseignants qui réclament des salaires plus élevés et qui affirment que le gouvernement laisse volontairement les pourparlers à la traîne.

Cette action empêchera les élèves de prendre part à l’examen préliminaire standardisé qui compte pour le « bagrout », l’équivalent du baccalauréat. Le premier examen national est prévu à la mi-janvier.

Le syndicat représentant les professeurs exige une hausse de salaire mensuelle immédiate pour les professeurs débutants – un salaire qui passerait donc de 6 400 shekels à 8 000 shekels – ainsi qu’une augmentation comparable pour les professeurs ayant jusqu’à sept ans d’expérience. De plus, le syndicat a fait savoir que les enseignants se trouvant dans le circuit depuis huit ans ou plus devraient recevoir la somme supplémentaire de 600 shekels par mois.

Erez a expliqué que certaines autres demandes ne coûteraient rien au ministère des Finances mais amélioreraient les conditions de travail des professeurs de lycée.

Les enseignants affirment que le ministère des Finances « refuse de trouver un accord de bonne foi ».

Erez a ajouté que les négociations avec le ministère avaient été rompues après que l’instance gouvernementale a accepté une hausse des salaires, mais à la seule condition qu’elle intervienne progressivement au cours des quatre prochaines années. Dans la mesure où le ministère n’a pas été prêt à approuver une augmentation immédiate, a-t-il poursuivi, des pourparlers supplémentaires n’avaient pas de raison d’être et il ne reste aucune autre alternative que la grève.

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