Polanski annule une rencontre à l’école de cinéma de Lodz
Rechercher

Polanski annule une rencontre à l’école de cinéma de Lodz

Par ailleurs, un cinéma de Poitiers a déprogrammé de ses écrans le film 'J'accuse', en raison du "trouble provoqué"

Le réalisateur Roman Polanski accompagné de ses avocats avant une audience devant le tribunal de Cracovie, le 25 février 2015. (Crédit : Janek Skarzynski/AFP)
Le réalisateur Roman Polanski accompagné de ses avocats avant une audience devant le tribunal de Cracovie, le 25 février 2015. (Crédit : Janek Skarzynski/AFP)

Roman Polanski a annulé une visite prévue samedi à la célèbre école de cinéma de Lodz (centre), a annoncé celle-ci, cette rencontre ayant été contestée par un groupe d’étudiants dans le contexte des nouvelles accusations de viol contre le metteur en scène.

« A la demande de Roman Polanski, la rencontre à l’Ecole de cinéma de Lodz, qui devait se tenir samedi 30 novembre, a été annulée », a indiqué l’établissement dans un communiqué de deux phrases.

La veille encore, Polanski est venu au gala du Forum du Cinéma Européen Cinergia à Lodz, où il a reçu la statuette de Glan d’Or récompensant les « cinéastes rebelles allant contre le courant des modes et des tendances ». Il y a présenté son dernier film « J’accuse ».

Le recteur de l’Ecole de cinéma, dont Polanski est un ancien étudiant, Mariusz Grzegorzek, a déclaré lors de ce gala que « 99 % des étudiants attendaient sa visite ».

Auparavant, une pétition lancée sur internet visant l’annulation de cette rencontre et évoquant « au moins cinq accusations » de viol contre lui, a été rejetée par la direction de cet établissement comme « inappropriée ». L’appel avait été signé jusqu’à jeudi par 116 personnes.

Par ailleurs, une importante organisation de cinéastes en France a fait part vendredi de sa « consternation » et dénoncé une « censure » après la déprogrammation dans un cinéma de Poitiers (centre) du dernier film de Polanski.

Ce cinéma, le TAP (Théatre auditorium de Poitiers) a annoncé mardi qu’il déprogrammait de ses écrans le film, en raison du « trouble provoqué » par cette nouvelle affaire.

Les cinéastes de l’ARP, association qui compte plus de 200 cinéastes, dont Roman Polanski, « ont appris avec consternation la déprogrammation du film ‘J’accuse’, notamment au Théâtre Auditorium de Poitiers », ont-ils indiqué dans un communiqué.

« L’ARP condamnera toujours, et avec la plus grande fermeté, tout acte politique qui s’apparenterait à une forme de censure, qui contreviendrait à la liberté d’expression, et qui interdirait aux spectateurs l’accès à un film », ont-ils ajouté.

L’ARP avait annoncé la semaine dernière, suite à une réunion de son conseil d’administration, qu’elle allait proposer à son assemblée générale de nouvelles règles pour les membres condamnés ou poursuivis pour des violences sexuelles. Celles-ci entraîneraient la suspension de Roman Polanski.

Toujours poursuivi par la justice américaine pour des relations sexuelles illégales avec une fille de 13 ans il y a 40 ans, accusé de viol ou d’agression à quatre reprises par d’autres femmes, Polanski a été récemment mis en cause par une photographe française, Valentine Monnier, qui affirme avoir été « rouée de coups » et violée par le réalisateur en 1975, alors qu’elle avait 18 ans.

Polanski a contesté cette accusation.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...